| Ecrit par ROME,
le 07-09-2007 00:00
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"Le monde entier pleure Pavarotti", "Adieu au Maître"... Toutes les éditions italiennes ont titré hier sur la mort du Maestro. Radio, télévisions, quotidiens. Tous ont souligné la stature mondiale de ce ténor qui a su sortir il Bel Canto de la scène de l’opéra. Réactions. Les médias italiens ont consacré beaucoup d'énergie hier à souligner la perte d’un grand ténor sur la scène musicale mondiale. Le nom de Pavarotti était partout : traitement de 11 minutes à un quart d’heure sur les journaux télévisés d’une demi-heure, soirée spéciale sur la TG1, première page des quotidiens... L’Italie ne perd pas seulement un immense chanteur. Elle perd aussi un de ses plus grands ambassadeurs. A Modène, les habitants rendent hommage à cet homme qui n’a jamais renié ses origines. En signe de reconnaissance, le maire de la ville, a d’ores et déjà indiqué que le théâtre serait rebaptisé au nom du ténor. A Rome, l’ambiance est un peu différente. On reconnaît la voix mais on ne lui pardonne pas toujours d’avoir mis l’art lyrique à la portée de tous. Témoignages.
Bruno Bellicanta, responsable du département d’art lyrique de la Feltrinelli : Au sein du public italien, il a indéniablement laissé une trace, et pas uniquement chez les personnes qui écoutent de l’opéra. Pavarotti a beaucoup contribué à faire descendre le chant lyrique dans la rue. En faisant des concerts avec Bono, Sting, il s’est fait connaître du grand public. Le disque enregistré avec Placido Domingo et José Carreras aux thermes de Caracalla est sans doute un des plus vendus parmi les œuvres lyriques aujourd’hui. Néanmoins, les mélomanes ne lui pardonnent pas cette diffusion. Ils se sont sentis trahis. Il reste cependant un symbole, au même titre que Maria Callas. Il laisse une présence dans l’imaginaire collectif. Outre le fait que c’était un excellent technicien, c’est son interprétation qui a su séduire les foules. Anna, mélomane : Sa disparition me laisse sans voix. C’est une grande perte. J’essaie maintenant d’acheter ces CDs pour me souvenir. Sergio, musicien, passionné d’opéra : J’ai découvert Pavarotti au début de sa carrière, lorsqu’il interpréta Rigoletto. Pour moi, c’est sans doute une des plus belles voix de la deuxième partie du XXème siècle, Mario delle Monaco ayant laissé une trace indélébile pour la première moitié. Néanmoins, je n’accepte pas qu’il soit passé à la musique légère. En tant que mélomane, j'aurais aimé qu’il continue à interpréter le chant lyrique. Manya, étudiante : J’ignorais qu’il était mort. C’est une grande perte. Il avait beaucoup de charme. Je l’ai découvert lors de grands concerts. Il a une voix inoubliable. Propos recueillis par Sara Fredaigue (www.lepetitjournal.com - Rome) vendredi 7 septembre 2007
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