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EUROPE - Evaluation du nouveau traité réformateur |
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| Ecrit par Lisbonne,
le 07-09-2007 00:00
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Pendant une semaine, des experts judiciaires de tous les états membres de l'Union européenne se sont réunis à Bruxelles pour la conclusion de la rédaction finale de ce que sera le nouveau traité réformateur : le Traité de Lisbonne La ville de Viana do Castelo, au nord du Portugal
Les chances réelles d'aboutissement de ce nouveau traité feront l'objet d'une première évaluation aujourd'hui et demain, à Viana do Castelo, par les ministres des Affaires étrangères et les commissaires de l'Union Européenne. Rappelons que cet accord, venu en remplacement de celui de la constitution qui est resté dans l'impasse, est quand même le grand défi de la présidence portugaise de ce semestre. L'approbation du texte final par tous les gouvernements des 27 pays membres doit intervenir les 18 et 19 octobre à Lisbonne dans une réunion qui sera présidée par le Premier ministre portugais José Sócrates, pour qui cet enjeu est défini comme "la priorité des priorités".
La nécessité de sortir de la crise L'Union Européenne sent la nécessité de sortir de l'impasse politique dans laquelle elle a été plongée depuis les votes des Français et des Néerlandais contre le projet de la constitution en 2005. Pour cela, elle a donné une mission claire au gouvernement portugais : conduire et conclure ce traité sous un temps record. Dans le cas d'un consensus, la nouvelle "Loi Fondamentale" devra être signée par tous les états membres avant la fin de l'année, chaque pays devant ensuite procéder à la ratification par référendum ou voie parlementaire. En moyenne la durée de ratification des traités est de 18 mois. Il est donc prévisible qu'il sera déjà en vigueur pour les élections de 2009.
Des difficultés à l'horizon Mais, le compromis politique ne s'est pas fait sans peine. Parmi les états membres, la Pologne et le Royaume-Uni ont été ceux qui ont mis le plus d'entraves. Bruxelles craint même que les Polonais ne fassent de ce traité un thème de campagne de leurs législatives qui devront avoir lieu le 21 ou le 28 Octobre. Du coté du Royaume-Uni, une pression politique pour que le traité fasse l'objet d'un référendum, au lieu d'une simple ratification par le parlement, peut être aussi une éventuelle difficulté à sa signature. Manuel GASPAR. (www.lepetitjournal.com - Lisbonne) vendredi 7 septembre 2007
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