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La saison vous paraît froide et pluvieuse, rendez-la carrément obscure ! Ca tombe bien, la programmation des salles de Berlin est particulièrement riche. Lepetitjournal.com vous propose une sélection de films français ou francophiles à ne pas manquer dans les semaines à venir Renoir (2e pers. à g.), dans son chef d'oeuvre, la Règle du jeu (1939)
Mythique. L’Arsenal rend hommage à Jean Renoir, un des plus grands cinéastes français du XXe siècle, à travers une rétrospective de 20 de ses plus grands films. Jean Renoir, le metteur en scène français le plus étudié Outre-Atlantique, a suscité l’admiration de grands noms du cinéma, dont Charlie Chaplin et François Truffaut. Sur les 20 films présentés, certains sont incontournables : la Chienne, Boudu sauvé des eaux, La Bête humaine, La Grande Illusion, La Règle du jeu. Observateur féroce de son époque, il traque les travers bourgeois avec l’humour d’un Marivaux, la légèreté de ses films ne faisant pourtant que renforcer l’angoisse de son époque : celle d’une guerre imminente, que les personnages refusent de reconnaître. L’avant-gardisme de Renoir du point de vue cinématographique fait de son œuvre un modèle pour des générations de cinéastes. Le film Renoir, le patron, de Jacques Rivette, offre un retour critique sur son œuvre par Renoir lui-même.
Marina Hands, la Constance de Pascale Ferran
Erotique. Pour ceux qui l’ont raté à la semaine du cinéma français à Berlin, le film Lady Chatterley revient sur les écrans berlinois, en version originale. Constance, mariée à Sir Chatterley, coule des jours monotones dans la campagne anglaise. Alors qu’elle se laisse dépérir, elle fait la connaissance de Parkin, garde chasse de la propriété. Le film raconte leur histoire d’amour. Pascale Ferran filme l’intimité de deux être perdus et isolés en écho avec la nature environnante. Au delà de la passion maladroite qui se noue entre deux êtres que tout oppose, c’est la renaissance de Constance, sa prise de conscience de son corps et de la rigidité de la société qui l’environne qui donnent tout son sens à l’œuvre de D.H. Lawrence, revisitée par Pascale Ferran. Magnifiquement interprété par Marina Hands et Jean-Louis Coulloc'h, le film a reçu 5 césars en 2006. Gastronomique. Quand les Américains décident de parler de la cuisine française, ils n’y vont pas avec le dos de la cuiller. Ratatouille, film d’animation signé Pixar-Walt Disney, adopte un point de vue original : celui de Rémy, un rat d’égouts qui cultive le bon goût. Encouragé par son "maître", le chef étoilé Auguste Gusteau, dont la devise est "tout le monde peut cuisiner", le petit rat s’efforce de lutter contre le préjugé selon lequel un rat ne pourrait pas lui aussi devenir un grand chef. Pour gagner ses galons et approcher des fourneaux, Rémy "apprivoise" le commis de cuisine, un grand dadais sans talent, qu’il va guider dans les montagnes colorées des légumes en rondelles, jusqu’au succès. Avec poésie et humour, le film livre son point de vue sur l’univers de la haute gastronomie française. A voir en famille… ou pas. Cécile BOUTELET. (www.lepetitjournal.com - Berlin) vendredi 7 septembre 2007 Cycle Renoir Tous les journal à l’Arsenal Kino. Potsdamer Straße 2. D-10785 Berlin. Le programme complet : www.fdk-berlin.de/arsenal
Lady Chatterley Broadway OmU Central Hackescher Markt Cinema Paris. Filmtheater am Friedrichshain.
Ratatouille. A partir du 3 octobre. |