Fana de rugby, on l'est ou on ne l'est pas. Henry-Marc Sparacello, secrétaire général des Springboks et organisateur du XV de Gaule, est tombé dedans quand il était petit, à Pau. Français installé en Grèce depuis 1985, il se bat aujourd'hui pour promouvoir ce sport dans un pays où le foot est omniprésent. La partie n'est pas gagnée
LPJ : Comment se porte le rubgy en Grèce ?
HMS : La première équipe de rugby d’Athènes a été fondée en 1982. Elle était composée principalement d’étrangers : Anglais, Suédois, Latino-américains et d’un Français : moi ! Depuis, les choses ont évolué : il existe huit clubs grecs et une équipe nationale. Parmi ces clubs, trois sont basés à Athènes dont les Attica Springboks, trois à Thessalonique, une à Rhodes et une à Trikala.
En 2000, certains membres ont tenté de créer un embryon de fédération. Reprise très vite par des instances politiques, elle devient, en 2004, la Fédération hellénique de rugby, reconnue par le Secrétariat général des Sports. En 2005, a eu lieu le premier Championnat national de rugby. Et puis, l’équipe nationale grecque a participé, l’année dernière, au Championnat amateur européen et a ainsi grimpé d’une catégorie.
(Photo Henry-Marc Sparacello)
LPJ : Le public grec s’intéresse- t-il au rugby ?
HMS : En Grèce, le rugby est un sport relativement nouveau et peu de gens savent qu’il se pratique ici. Ce sont souvent les jeunes qui, après des études en Angleterre, veulent continuer à jouer et à voir des matches.
La télévision retransmet rarement le rugby à part Super Sport qui diffuse tous les tournois mondiaux, de Coupe d’Europe, etc… Au niveau de la presse et de la radio, c’est le silence total. Par contre, un site internet, fondé par Pascal Borghino, un Français, est une référence en la matière : www.rugby.gr.
LPJ : Quel avenir pour ce sport en Grèce ?
HMS : Il faut reconnaître que l’existence des clubs est très fragile car elle ne repose que sur le bénévolat. Les sponsors potentiels méconnaissent encore trop les possibilités offertes par ce sport en plein essor en Grèce. Un club, pour bien fonctionner, doit disposer d’environ 50.000 euros par an. La fédération ne finance pas les clubs et l’on ne peut pas demander aux joueurs des sommes énormes ! Nous avons donc besoin de pouvoir compter sur des sponsors conséquents.
LPJ : Où jouer au rubgy à Athènes ?
HMS : Les plus jeunes peuvent s’inscrire à l’Académie. Tous les samedis matins à 9h30, Dominic assure un entraînement, réservé aux 7-17 ans, sur le stade de Glyka Nera. Pour les autres, nous organisons de nombreux matches et tournois amicaux tout au long de l’année et l’équipe des Attica Springboks, qui compte de nombreux Français dans ses rangs, recrute. Le XV de Gaule aura bien sur lieu cette année encore et nous vous attendons encore plus nombreux !
Propos recueillis par Delphine MILLET PRIFTI. (www.lepetitjournal.com – Athènes) jeudi 6 septembre 2007
Où aller voir les matchs de Coupe du Monde à Athènes ?
A l’Institut français d’Athènes, Kolonaki (où se retrouveront les Springboks !)
Au "Bulldog"de Maroussi
Au "Flying Pig"du Pirée
Au "JJ’s"à Glyfada
Et au "Mike Irish Bar"à Ambelokipi
Sites web : www.rugby.gr et www.springboks.gr
Pour plus de renseignements :
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Lire aussi notre article sur le XV de Gaule : "Journée rugby entre amis", 24 avril 07
Et puis, tout au long de l’année, lepetitjournal.com d’Athènes vous informera des matchs et tournois organisés.