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ECONOMIE - La Roumanie vulnérable? |
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jeudi 06 septembre 2007 |
Certains chiffres font penser que le pays n’est pas à l’abri d’un retournement de situation brutal, même si les fondamentaux de l’économie roumaine ont été jusqu’à présent très positifs et que la croissance se maintient. Heureusement que l’attractivité de la Roumanie pour les investisseurs étrangers reste au beau fixe
(Photo: The Money Channel).
Un rapport de l’agence de notation Standard and Poor’s publié ce lundi classe la Roumanie parmi les pays européens les plus vulnérables à une éventuelle crise de liquidité sur le plan international. La crise des crédits hypothécaires américains, le mois dernier, a d’ailleurs eu un effet très ressenti sur les marchés financiers locaux. Le Leu, qui a connu une appréciation importante ces derniers temps, a enregistré une baisse d’environ 5% face à l’Euro en l’espace d’un mois alors que la bourse des valeurs de Bucarest a connu des séances particulièrement agitées en août. Sorin Pislaru, rédacteur en chef du quotidien financier Ziarul Financiar, explique que "même si l’annonce de Standard and Poor’s est assez surprenante vu le bon climat dans lequel se trouvait l’économie roumaine jusqu’à maintenant, c’est un premier avertissement qui intervient suite à une période particulièrement euphorique. La croissance économique du second trimestre (5,6%, source : Institut national des statistiques) n’est d’ailleurs pas aussi importante que les prévisions". Autres chiffres plus inquiétants, le déficit du commerce extérieur de la Roumanie a doublé en cette première moitié d’année par rapport à la même période en 2006, passant de 3,7 milliards à 7,8 milliards d’euros. Et malgré une amélioration en juillet, le déficit budgétaire atteint près de 2,8% du produit intérieur brut, soit très proche de la limite de 3% tolérée par Bruxelles.
Une économie qui reste néanmoins saine Ceci dit, l’annonce de Standard and Poor’s n’a pas de quoi vraiment alarmer. L’indice de vulnérabilité octroyé à la Roumanie en cas de crise financière n’a en effet pas influencé l’évaluation globale de l’économie nationale. "Il est évident qu’une crise mondiale va déséquilibrer le marché roumain et faire fuir les capitaux étrangers qui sont nombreux. Mais face à ce type de situation, la Banque Nationale de Roumanie possède une réserve suffisante en devises étrangères pour pouvoir stabiliser l’économie", affirme Constantin Rudnitchi, rédacteur en chef de la revue économique Bilant. Et selon Sorin Pislaru, "cet indice de vulnérabilité n’ébranle pas fondamentalement l’économie roumaine. Même si la croissance a connu une baisse durant la première partie de l’année, de gros investisseurs comme l’Américain Ford sont venus s’installer récemment et d’autres se montrent très intéressés, ce qui prouve l’attractivité de notre économie". Jonas Mercier. (www.lepetitjournal.com - Bucarest) jeudi 6 septembre 2007
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