| Ecrit par Nicolas Mangin,
le 05-09-2007 00:00
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Dès cette rentrée, les élèves français de terminale inscrits dans le réseau des lycées français à l’étranger n’auront plus à payer de frais de scolarité. La gratuité doit s’étendre sous deux ans aux élèves de première, puis de seconde - Lire aussi - D’autres chantiers : sécurité et concertation Madrid compte parmi les 237 lycées français de l’étranger (photo LPJ)
A l’occasion de l’ouverture de la session plénière de l'Assemblée des Français de l'étranger lundi au Quai d’Orsay, Bernard Kouchner a levé le voile sur un sujet cher au cœur des expatriés : la gratuité de la scolarité à l’étranger. Le nouveau ministre des Affaires étrangères a en effet annoncé que les élèves français de terminale verront leurs frais pris en charge par la collectivité nationale, dès cette année scolaire 2007-2008. Le processus s’étendra les deux années suivantes aux élèves de première, puis de seconde, pour un budget pour l'État de 5 millions d’euros cette rentrée, et de 20 millions d’euros en 2008. Les Français de l’étranger savent que les frais pour scolariser leurs enfants dans le parc français sont énormes. Ils se calculent en milliers d’euros par élève et par année, et jusqu’à 20.000 euros à New York. Or tous ne travaillent pas dans une structure professionnelle qui couvre la dépense.
Un débat vieux comme la République Aussi, la question de la gratuité de la scolarité qui agite la communauté expatriée depuis des années a été particulièrement houleuse lors de la dernière campagne présidentielle. Le principe de solidarité nationale voudrait en effet que l’école républicaine gratuite s’applique à tous les Français quel que soit leur pays d’accueil, estime notamment le sénateur UMP Robert del Picchia. Or rendre gratuites les années de primaire ou de collège correspondrait à une charge de 50 millions d'euros supplémentaires pour l’Etat. Nicolas Sarkozy ne s’y était d’ailleurs pas engagé. Il avait toutefois promis de débloquer 55 millions pour la prise en charge intégrale et immédiate des frais de scolarité à partir de la classe de seconde. On n’en est certes pas tout à fait là, mais les choses bougent. Et pour le moment, seule l’Association Démocratique des Français à l’Etranger (ADFE), proche de l’opposition, considère comme limitées et injustes les mesures annoncées. Pour elle, "sur les 80.000 élèves français scolarisés à l’étranger, seuls les 3.330 élèves de terminale qui ne bénéficiaient pas de bourse connaîtront un défraiement du coût de leur scolarité". Florence PENSONNI. (www.lepetitjournal.com) mercredi 5 septembre 2007 - D’autres chantiers : sécurité et concertation Le ministre des Affaires étrangères a aussi annoncé que 10 autres millions d’euros seront alloués pour la rénovation de l’ensemble des 237 lycées français afin de les mettre aux normes de sécurité. Par ailleurs, des "états généraux de l’enseignement français à l’étranger" doivent être conduits pour présenter un plan de développement des lycées français à l’étranger. Maryse Bossiere (directrice de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger –AEFE), Anne Gazeau-Secret (présidente du conseil d’administration de l’AEFE) et Alain Catta (nouveau Directeur des Français de l’étranger et des étrangers en France) doivent proposer rapidement les modalités de cette concertation à laquelle le ministère de l’Éducation nationale sera associé. En savoir plus L’allocution de Bernard Kouchner Rentrée sans frais (ou presque)
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