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Dans le Nord du Guatemala, dans la province de l’Alta Verapaz, se cache un site naturel de toute beauté. Ancien siège de rituels mayas, les grottes ou “cuevas” de Candelaria, nichées au coeur de la jungle, à deux pas de Chiséc, étaient restées oubliées jusqu’à ce qu’un chercheur français les redécouvre en 1974
Les grottes guatémaltèques de Candelaria accueillent chaque année près de 1.500 visiteurs, et conservent leur charme sauvage. (Photo : LPJ – FM)
Pour ceux que leur trajet de vacances emmènera au Guatemala, les grottes de Candelaria, dans la province de l'Alta Verapaz, près de Chiséc, valent vraiment le détour.
Lorsque Daniel Dreux, passionné de civilisations précolombiennes, mit à jour le site en 1974, il était tombé dans l'oubli pour la population locale. Jusqu’en 1990, le chercheur s’est appliqué avec son équipe à nettoyer et explorer cet étrange réseau de cavernes (Candelaria ne représente qu’une infime partie des 30km de grottes souterraines de la zone). Ce petit paradis d'écosystème était occupé il y a des siècles par les Mayas, à l’occasion de cérémonies religieuses. Les grottes représentaient pour ceux-ci l’entrée dans le “Xibalba”, le monde souterrain des morts.
Profond, humide et silencieux, le dédale de pierres est percé de puits de lumière blanche, comme autant de rappels de l’existence du monde. L’espace s’emplit régulièrement de cris d’oiseaux, bruissements et chuintements permanents de la jungle si proche, mais dont on se sent instantanément éloigné dans l’opacité et la fraîcheur de cet antre, vestige d’une culture oubliée.
Travail avec les communautés locales
En collaboration avec la communauté de Mucbilhá, qui réside quasiment sur le site, M. Dreux, également fondateur de l’association « Terre Maya », s’est attaché à développer une forme d’écotourisme. Dans un souci permanent de préservation et de mise en valeur des cuevas, l’équipe a aménagé avec goût un village enchanteur dans la forêt tropicale. Une dizaine de paillotes coquettes, ainsi qu’un restaurant, entretenus par 15 jeunes de la communauté, offrent au visiteur un point de départ pour la découverte des grottes ou de la jungle environnante, le long de la rivière Candelaria, qui a creusé la pierre.
Environ 1.500 personnes visitent chaque année les grottes et “50% des revenus des grottes vont à la communauté”, explique Margarito, gérant auxiliaire. Outre une école bilingue espagnol-kekchi (la langue locale), qui diffuse un enseignement en prise avec les problématiques locales (écologie, développement durable, culture maya...), un poste de santé a également été créé. Le complexe de Candelaria est donc un modèle de développement, qui a eu le seul inconvénient de générer des tensions au sein des communautés avoisinantes.
Mais les lieux respirent le respect du site qui anime ses infatigables promoteurs, et la louable et patiente volonté de partager avec l’autre, s’il veut bien s’en donner la peine, la beauté et la sérénité de l’endroit.
Francoise MARMOUYET. (LPJ) 22 juillet 2005 Complejo cultural y turístico “Cuevas de Candelaria”
Comunidad de Mucbilhá
Alta Verapaz, Guatemala
Tel: 5710-8753
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