| Ecrit par BUDAPEST,
le 04-09-2007 00:00
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Les négociations sur les salaires entre BKV (Société de Transport public de Budapest) et le syndicat des travailleurs des transports avaient commencé le 2 juillet dernier. Avant-hier, un accord a été trouvé en ultime limite annulant la grève prévue pour le 4 septembre
BKV garde le sourire ! (Photo LPJ)
La ville de Budapest était très inquiète suite à l'annonce de la grève, les écoles avaient peur de la rentrée et comme les chauffeurs de BKV nous l'ont dit, depuis quelques jours les gens étaient encore plus agressifs avec eux. Mais la longue nuit du 2 septembre a mis fin aux négociations, à 1h du matin les représentants du syndicat et de BKV ont signé un accord. L'accord commun valable jusqu'à la fin 2008 promet une prime annuelle de 48€ (12 000HUF), une augmentation mensuelle de 24€ (6000 HUF, 2,5%) pour 2007 et de 28€ pour l'année prochaine. Les véhicules auront moins de pauses, on attend que la circulation soit plus rationelle et efficace, ce qui sera fort positif tant pour les clients que pour les salariés de BKV, et peut-être la mauvaise image de l'entreprise de transport de la capitale pourrait un peu changer
Cette année, l'Association des Syndicats des Travailleurs des Transports Urbains (VTDSZSZ) ne s'est donc pas contentée de l'augmentation du salaire mensuel de 15 000 HUF (60€, soit 7% du salaire précédent) à partir de janvier mais a demandé encore 6% de plus pour toute l'année. Derrière ces revendications, les syndicalistes ont reproché au nouveau directeur général, Attila Antal, élu en décembre 2006, de n'avoir toujours pas remis les plans sur la réforme du travail et de la gestion économique de BKV, même si ces mesures sont entrées en vigeur le 1er août. De plus, selon le syndicat le document en question évite le problème des salaires et ne prévoit pas d'augmentation future.
Une entreprise endettée A l'opposé, la gestion économique de BKV a fait savoir que l'entreprise n'était pas capable de payer plus ses salariés sans conséquences graves, parmi lesquelles la modification des allocations sociales, la demande de crédits, des licenciements ou encore l'augmentation des tarifs. Il est bien de tenir compte du simple fait que BKV a des dettes de 73 milliards HUF, et en six mois cette dette a déjà atteint plus de la moitié du déficit calculé pour 2007. Le maire de Budapest, Gabor Demszky, étant contre la grève pendant tout le débat, a rappelé que c'était facile de saboter BKV parce que l'entreprise était au bord de la faillite. A la suite de la déclaration de la grève, BKV a recruté des chauffeurs pour tenter de la briser, inhabituel méthode mais légales concernant les contrats de travail. Mais cela a été contesté par le syndicat du point de vue de la sécurité des passagers, et BKV y a renoncé. A. IVAN (www.lepetitjournal.com - Budapest) mardi 4 septembre 2007
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