| Ecrit par belgrade,
le 06-09-2007 00:00
|
|
La ville a vu sa population considérablement augmenter ces dernières années. La circulation automobile fait de même et irrite les Belgradois peu habitués aux embouteillages. Si les projets pour endiguer le problème ont tardé, ils commencent toutefois à se concrétiser La configuration de Belgrade n'est pas facile. Les deux fleuves sont un handicap. Mais surtout, c’est bien l’absence d’investissements pendant des décennies qui pose problème. Pour y pallier, la ville a décidé en 2003 d’un schéma directeur de développement urbain, baptisé "plan général d’urbanisme 2021". Ainsi, d’ici 14 ans, d’énormes travaux sont prévus, dont la création d’un grand périphérique, englobant les municipalités proches. La nouvelle gare centrale de chemin de fer, débutée il y a deux décennies, véritable serpent de mer, a toutefois bien du mal à sortir de terre. Les travaux devaient reprendre il y a 14 mois. Rien ne s’est passé. On négocie un nouveau partenariat. Située à Prokop, au bord de l’autoroute, entre la Save et Autokomanda, cette nouvelle gare, sur un axe Nord-Sud, doit faire gagner beaucoup de temps aux trains et accueillir jusqu’à 44.000 voyageurs par jour. Il faudra inciter les voyageurs à préférer le train, moyen de transport particulièrement lent en Serbie.
Un métro l'an prochain Un nouveau réseau de trois lignes de métro a été figé. Baptisé Belam pour "Beogradski Laki Metro" ou métro léger, interconnectable avec le réseau de tramway, ce métro fonctionnera dès 2008 pour sa première ligne. L’investissement est de 450 Millions d’euros. Il sera relié au Beovoz, le réseau express régional, 6 lignes de grande banlieue et deux gares souterraines en plein Belgrade, Vuk Spomenik et Karađorđev Park. Le réseau, lui, fonctionne déjà depuis les années 90. Mais le problème reste celui du franchissement de la Save. Un nouveau pont, à l’Ouest, au-dessus de l’île Ada Ciganlija va être construit. L’appel d’offre est en cours pour un ouvrage de 930 m, avec deux triple voies et métro, pour un coût total de 160 millions d’euros, en partie financé par la Banque européenne de reconstruction. Voila qui à l’avenir devrait décongestionner en partie le centre. Dans l’immédiat pourtant, le problème va plutôt s’aggraver. Car tous les ponts de Belgrade sont en mauvais état et doivent être refaits, voire reconstruits. Le premier à fermer ce mois-ci sera "gazela", le pont de l’autoroute.
Adaptations et innovations Reste que la ville fourmille d’idées. Parmi les projets étonnants : une télécabine reliant le centre-ville à l’île Ada-Ciganlija. Des mini-bus climatisés sont en service depuis peu sur certaines lignes, dont celle de l’aéroport. Pour 60 dinars, on va vite et sans souffrir l’été. Surtout, l’écologie est devenue une priorité. Au printemps, des bus au bio-diesel ont été mis en service. En août, c’était au tour de bus au gaz naturel - avec accès handicapés - d’être testés. Le stationnement dans tout le centre-ville est devenu payant. Une révolution qui n’a rien de socialiste... 25 caméras, puis 100, seront installées prochainement sur les boulevards pour réguler le trafic. FXD. (www.lepetitjournal.com - Belgrade) jeudi 6 septembre 2007
|