| Ecrit par Nicolas Mangin,
le 04-09-2007 00:00
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Deux médailles, deux d’argent et deux sauveurs : la France a fait pâle figure en terminant 24e nation au tableau des récompenses des mondiaux d’athlétisme d’Osaka Yohann Diniz a été à la hauteur de son statut de capitaine de l'équipe de France en remportant la médaille d'argent du 50 km marche (photo AFP)
On attendait Christine Arron, Eunice Barber ou Yohann Diniz. Finalement, seul ce dernier, décrété capitaine de la délégation française aux championnats du monde d’Osaka, n’aura pas failli à sa mission en décrochant l’argent sur le 50 km marche. En prime, le perchiste Romain Mesnil a ramené une seconde médaille argentée en franchissant une barre à 5m86. Ces deux pauvres breloques ne pèsent pas bien lourd dans le tableau final où la France occupe la 24e place. Car avec trois cinquièmes places (Vanessa Boslak, Bob Tahri, Sophie Duarte) et une sixième place de Christine Arron sur le 100 mètres, l’objectif affiché de récupérer trois à cinq médailles a été relégué au rang de doux rêve dès les premiers jours de la compétition. Sans surprise, les Etats-Unis terminent en tête de ces 11e championnats du monde avec 26 médailles dont 14 en or. Suivent le Kenya (13 dont 5 en or) et la Russie (16 dont 4 en or). L'Allemagne, premier pays européen à figurer sur la liste, termine 5e au général (7 dont 2 en or).
Quid des JO de Pékin ? On pensait la France sur la bonne voie, redynamisée par le sérieux de ses athlètes. Aux Mondiaux de Paris il y a quatre ans, huit podiums avaient fait honneur au pays hôte. Et en 2006, aux championnats d’Europe à Helsinki, sept médailles avaient éclairé le parcours des Tricolores. Le bilan actuel est peu flatteur et plonge la France dans l’anonymat des nations de l’athlétisme. Il est loin le temps où les Bleus forçaient le respect... A un an des Jeux olympiques de Pékin, Christine Arron, Eunice Barber et Leslie Djhone auront-ils retrouvé leurs jambes d’antan ? Plus inquiétant encore, Laure Manaudou, championne olympique sur 400m, aura-t-elle à nouveau l’envie de nager pour défendre son titre ? La Fédération française va devoir trouver les mots pour guérir les maux de ses athlètes. Marie VARNIEU. (www.lepetitjournal.com) mardi 4 septembre 2007
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