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CONSO – La rentrée ne fait pas des euros

Ecrit par Betty RUBY, le 03-09-2007 00:00

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Cette année encore, les familles dont les enfants reprennent le chemin de l’école vont devoir se serrer la ceinture. Si les associations ne s’accordent pas sur les chiffres, le coût de la rentrée scolaire est bel et bien encore en augmentation
                                                             
Equiper un petit pour sa rentrée coûte entre 200 et 330€ aux parents (photo AFP)


La plupart des écoliers reprennent demain le chemin des classes. Collégiens, lycéens et étudiants vont suivre. Et le même constat s’impose pour eux et leur famille : la rentrée scolaire oblige tout le monde à se serrer la ceinture. L’association Familles de France estime en moyenne à 206,68 euros le coût de la rentrée d’un élève de 6ème, soit une augmentation de 2% par rapport à 2006. Pour la Confédération syndicale des familles, la hausse est moins conséquente, 0,67%, mais le coût bien plus élevé pour un même enfant : 327,67 euros. L’allocation de rentrée scolaire versée la semaine dernière à 2,8 millions de familles et d’un montant de 272,57 euros ne sera pas de trop pour faire face aux dépenses toujours plus onéreuses.
Se disant préoccupé par le pouvoir d’achat des Français, le gouvernement est intervenu auprès des principales enseignes de la grande distribution. Après négociations, les distributeurs se sont engagés à maintenir les prix de la rentrée 2006-2007 ou à vendre à prix coûtant une trentaine de produits comme les feuilles de classeur, les cahiers de musique, les cartouches d'encre, les pinceaux, ou les calculatrices pour collégiens. Si l’effort est louable, il ne prend pas en compte les produits dont l’augmentation est la plus conséquente comme les sacs à dos, les cartables, les trousses ou les articles de sport. Le ministre de l’Education nationale Xavier Darcos a également demandé aux professeurs de réduire leurs exigences au strict nécessaire.

Dur, dur d’être étudiant
Les prix augmentent, les salaires stagnent, mais l’Institut national de la consommation a annoncé la hausse de 24 euros par mois du pouvoir d’achat des Français au cours de l’année passée. Les étudiants, eux, n’ont pas le temps de s’inquiéter de ce paradoxe économico-social. En effet, leur pouvoir d’achat continue de baisser. Quand les aides augmentent de 2,2%, leurs dépenses augmentent de 3,7%. Rien que le logement représente 50 à 60% du budget mensuel d’un étudiant. Malgré une revalorisation de 2,5%, les bourses ne suffisent plus à subvenir à leurs besoins. De fait, contraints de travailler pendant les vacances mais également durant l’année universitaire, beaucoup de jeunes n’arrivent plus à concilier leurs études avec des exigences financières toujours plus accablantes. Selon le principal syndicat étudiant, l’Unef, le budget mensuel d’un étudiant - toutes dépenses comprises - s’élève à 1.160 euros pour un Parisien contre 843 euros pour un Provincial.
Les étudiants salariés ont un taux d’échec de 40% supérieur à la moyenne, et 20% mettent carrément fin à leurs études pour des problèmes d’argent.
Les études accessibles à tout le monde ? Peut-être en ne se nourrissant que de pâtes. Mais il est conseillé de faire des réserves : la hausse du cours du blé dur pourrait se répercuter sur le prix du paquet de spaghetti à raison d’une augmentation estimée entre 20 et 30%.
Nicolas MANGIN. (
www.lepetitjournal.com) lundi 3 septembre 2007

Trois semaines de rentrée
Si le plus gros du bataillon d’écoliers de France retrouve demain  mardi 4 septembre le chemin de l’école d’autres planchent déjà depuis deux semaines comme dans certaines villes de Moselle, Hautes Alpes ou Haute Marne où la rentrée s’est effectuée entre le 21 et le 24 août. D’autres sont toujours en vacances pour une bonne semaine encore. Il n’existe en effet plus une seule rentrée nationale depuis 1990, quand les communes ont été invitées à choisir leur propre rythme scolaire. De fait, selon l’endroit, les enfants travaillent 4 jours, 4,5 jours (un mercredi ou un samedi sur deux) ou 5 jours. Or, comme ils sont tenus de tous avoir 36 semaines de classes, c’est sur la durée des vacances que s’opère le distinguo. Ainsi dans les Hauts-de-Seine ou le Val de Marne, selon leur commune, les enfants vont rentrer mardi, ou jeudi, ou même vendredi. Les grands-parents ont du mal à suivre… (LPJ – 03 09.2007)


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