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L’enquête sur les attentats du 7 juillet dernier à Londres pointe le Pakistan comme un nid du terrorisme et un foyer de l’extrémisme. Cependant, malgré 200 arrestations, aucun suspect n’a pour l’instant été inculpé
Des dizaines d'écoles coraniques pakistanaises ont été passées au peigne fin. (Photo : AFP) A la suite des attaques meurtrières survenues à Londres le 7 juillet dernier, le Royaume-Uni a engagé une vaste enquête sur les attentats pour lutter contre le terrorisme et l’extrémisme religieux.
D'après les premiers éléments, trois des quatres poseurs de bombes avaient été identifiés comme des Britanniques d'origine pakistanaise. Le quatrième, Germaine Lindsay, 19 ans, était d'origine jamaïcaine.
Le Pakistan est donc dans la ligne de mire, apparaissant de plus en plus comme la base arrière du terrorisme. Selon The Independent, « un nombre croissant d’indices désigne le Pakistan comme source d’inspiration et d’entraînement pour les Kamikazes ». Les auteurs des attentats de Londres auraient effectué des séjours au Pakistan entre juillet 2004 et février dernier.
Les autorités pakistanaises, qui collaborent avec le gouvernement anglais, ont annoncé avoir déjà « arrêté plus de 200 personnes » dans les milieux musulmans intégristes. Des dizaines de madrassas (écoles coraniques) et de bureaux d’organisation islamistes ont été perquisitionnés dans les principales villes du pays. Les madrassas sont particulièrement visées, puisqu'elles seraient fortement impliquées dans le développement des réseaux terroristes.
Arrestations et relâches
Mais jusqu'à maintenant, ce sont des militants présumés qui ont été arrêtés. « Aucun suspect en relation directe avec les attentats de Londres » ne se trouve sous les verrous, a précisé hier un haut responsable pakistanais des services de la lutte antiterrorisme.
De nombreuses rumeurs autour des arrestations ont déjà été démenties par le ministre pakistanais de l’Information Sheikh Rachid, notamment celle d’un Britannique musulman identifié comme Haroon Rashid Aswad, ainsi que celle d’une soit-disant « figure majeure d’Al-Qaida ».
Dans la même lignée, l’Egyptien Magdi El-Nachar, habitant au nord de l’Angleterre, a été relâché. Arrêté au Caire jeudi dernier et soupçonné d'être l'artificier des attentats, les autorités égyptiennes ont finalement annoncé que l’homme -présenté par les médias comme « le chimiste »- n’était pas impliqué dans les attaques de Londres.
Le Royaume-Uni, qui continue sa lutte, a proposé hier « la possibilité d’organiser une conférence internationale qui réunirait quelques uns des principaux pays très impliqués dans le terrorisme », a déclaré M. Blair devant le Parlement.
Amélie LE GAL LA SALLE. (LPJ) 21 juillet 2005 Un jeune lyonnais comme 56ème victime
Scotland Yard a confirmé hier le décès d’Ihab Slimane, Lyonnais de 24 ans, unique français victime des attentats de Londres du 7 juillet. Le jeune homme était arrivé en Angleterre à peine trois semaines plus tôt, le 14 juin, dans le but de perfectionner son anglais pendant l’été. Il avait trouvé une place de serveur dans un restaurant du centre de la capitale, à Piccadilly. Il prenait le métro chaque matin pour embaucher à neuf heures. Le matin du drame, le bombe a explosé sur la ligne qu’il devait prendre.
Concernant la dizaine de ressortissants français manquant toujours à l’appel, le ministère des Affaires Etrangères a affirmé hier n’avoir « aucun élément d’information nouveau » à ce sujet. Catherine Colonna, ministre déléguée aux Affaires européennes, a déclaré ne posséder aucun renseignement supplémentaire. (LPJ - 21 juillet 2005)
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