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CINEMA – Fur, un portrait imaginaire de Diane Arbus |
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jeudi 23 août 2007 |
Avec Nicole Kidman dans le rôle de l’une des plus grandes photographes du XXe siècle, il était permis d’espérer un grand film. Malheureusement, Fur, récit fictif de la vie de Diane Arbus est terriblement lent et parfois difficile à suivre…
Diane Arbus (1923-1971), jadis surnommée la "madone des freaks" a durablement marqué l’histoire de la photographie américaine. Facilement reconnaissables, ses clichés ont presque toujours le même format carré, noir et blanc et représentent des personnages au physique dérangeant posant de face, les yeux droit dans l’objectif. Ainsi, ce sont des centaines de portraits de nains, de géants, de nudistes, d’amputés, de travestis et vers la fin de sa vie - elle s'est suicidée-, d’handicapés mentaux qu’a accumulés Diane Arbus au cours de sa carrière. Le réalisateur Steven Shainberg (La secrétaire) a pris le parti de mêler la vie et l’œuvre de la photographe pour en faire un conte plutôt qu’une biographie. Si l’interprétation sans faute de Nicole Kidman, qui joue le rôle éponyme, et la beauté de quelques plans donnent un certain intérêt à ce long-métrage, la lenteur et le manque de piment de l’intrigue classe Fur au rang du navet. Alors que Diane mène une petite vie triste et bourgeoise d’assistante de son photographe de mode de mari, Allan, l’emménagement dans son immeuble new-yorkais d’un voisin qui porte un masque va mettre un peu de sel dans son quotidien et aiguiser sa curiosité. Lionel, interprété par Robert Downey Jr, dont la ressemblance dans le film avec Chewbacca est troublante, va l’initier au monde étrange et fascinant des freaks, dont la disgrâce physique ou l’orientation sexuelle placent au ban de la société américaine des années 50; société qui fait alors rêver le monde entier.
Références à Alice au pays des merveilles
Marqué par de nombreuses références à l‘œuvre de Lewis Carroll, le film met en scène une Nicole Kidman dans la peau d’Alice suivant Lionel, le lapin blanc, vers le pays des merveilles, le monde de la nuit et des exclus. Toutefois, il est difficile de rester attentif pendant les deux heures que durent le film. Contrairement à l’œuvre de son héroïne, Fur ne restera pas dans les annales. A voir uniquement en cas de pluie, d’envie pressante de bisous dans le noir, ou d’insomnie chronique. Grégory PLESSE. (lepetitjournal.com - Santiago) jeudi 23 août 2007 Fur, un film de Steven Shainberg avec Nicole Kidman et Robert Downey Jr. Durée : 2 heures. Sorti en France le 10 janvier, sur les écrans chiliens aujourd’hui. Un site intéressant sur Diane Arbus (en anglais) : www.dianearbus.net |