| Ecrit par SAO PAULO,
le 13-08-2007 00:00
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Le parc au cœur de la ville abrite une faune tellement silencieuse qu’elle passerait presque inaperçue. Sur quelques hectares, la nature reprend ses droits… Pour les Paulistes, les promeneurs occasionnels, les sportifs, les amateurs d’art et de culture, les amoureux en mal de tapis d’herbe verte et de bancs publics, le Parc d’Ibirapuera de São Paulo est la représentation même d’un lieu privilégié pour qui veut s’extraire du tumulte de la ville. Avec ses 1,6 millions de mètres carrés, et plus de 100.000 visiteurs par semaine, le parc permet grâce à une amplitude d´ouverture très large (de 5 h du matin à minuit) de pouvoir observer tant les richesses de la nature que l’activité saisissante de la faune. Pour qui sait s’intéresser d’un peu plus près à ce "poumon vert" et observer avec attention les étendues d’eau, (lagos) apparaîtra alors la société silencieuce d’Ibirapuera. Il suffit pour cela de s’arrêter près d’un des ponts qui enjambe l’un des miroirs d’eau des grands bassins. Un spectacle étonnant s’offre alors.
Les peuples des lacs Plusieurs centaines de gros poissons, (carpes et "tilápias" communs en Amérique du Sud) nageoires contre nageoires semblent immobiles... Jusqu’à ce qu’un promeneur s’approche près du rivage... Les poissons nous observeraient-ils ? En fait, ils ne font qu´attendre les quelques miettes de pain jetées par les promeneurs. De grands cygnes noirs (Cisnes-Negros, photo du haut) troublent la quiétude du banc doré des poissons. La communauté des poissons fait "bloc" derrière ces intrus qui eux aussi convoitent la nourriture terrestre. Ils sont nombreux les oiseaux du parc, plus de cent espèces, les migrants, nombreux en cette saison : Garças-Brancas-Grandes (hérons), Martim-Pescadores (martin-pêcheur), Coruja Orelhuda (chouette), Tuim, Beija-Flor de Garganta Roxa e Risadinha (colibri) et les permanents, oies, canards, poules d’eau, canards, canards siffleurs, paons... Rappelons d´ailleurs que Ibirapuera (Ybi-ra-ouêra) est un mot indigène qui signifie "vieil arbre","baton vermoulu". Au début de la colonisation, cet espace était un village… Si on sait se faire accepter quelques instants, l’œil des poissons reflètera certainement d’autres secrets à découvrir. Joseph SIVIERI. (www.lepetitjournal.com - Sao Paolo) lundi 13 août 2007
Le site pick-upau.org donne des précisions quant aux moyens mis en oeuvre pour lutter contre la dégradation ambiante.
PARQUE DO IBIRAPUERA Av. Pedro Álvares Cabral – s/n – Vila Mariana - SP Tél : (11) 5574-5505
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