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CINEMA - Chevauchée sur le lac Majeur |
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| Ecrit par BUDAPEST,
le 06-08-2007 00:00
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Le Festival international du film de Locarno, un des quatre grands avec Cannes, Venise et Berlin célèbre lui aussi en 2007 son 60e anniversaire, du 1er au 11 août
Eva Vezer, directrice de Magyar Filmunió (Photo LPJ C. Dehalle)
Le Festival international du film de Locarno a été créé en 1946 et se tient chaque année, malgré une absence en 1951 et 1956, dans la délicieuse localité suisse du canton du Tessin sur les rives d'un lac superbe et quasiment mythique. Plus de 160 longs métrages sont programmés, dont 19 sont en compétition pour le Léopard d'or et 80 pour les sections principales. Avec également des dizaines de rétrospectives, en présence de leurs réalisateurs, dont le Hongrois Istvan Szabo, qui reviennent au festival qui, parfois, les a lancés. Une trentaine de pays est représentée et on note le retour des cinémas américains et asiatiques, beaucoup de films réalisés par des femmes ou traitant de la condition féminine. Le directeur de l'événement, Frédéric Maire, souhaite que le festival reflète également les crises sociologiques et politiques qui agitent le monde actuel. Outre les salles traditionnelles très bien équipées, la Piazza Grande réunit le soir des milliers de spectateurs devant des écrans géants et l'endroit s'est doté cette année d'une nouvelle cabine de projection pour diffuser des images numériques en haute définition. Tejut, Milky Way, la Voie lactée, de Benedek Fliegauf sélectionné dans la section "Cinéastes du présent" représente la Hongrie. C'est le troisième long métrage de ce jeune cinéaste de 32 ans après Forest (2003) et Dealer (2004), tous deux primés dans de nombreux festivals. Le Hongrois Kornel Mundruczó qui a reçu en 2002 le Léopard d'argent pour Szép Napok, Jours heureux, est membre du jury de la Première Œuvre.
Un soutien efficace Le cinéma hongrois, qui avait connu une éclipse au moment du changement de régime, s'est repris au tournant du siècle avec de nouveaux réalisateurs présents et appréciés dans les rencontres internationales. Ce retour de la Hongrie doit beaucoup à la création en 1992 de Magyar Filmunió, certainement un des meilleurs organismes de ce genre en Europe centrale et orientale qui fait partie maintenant d'European Film Promotion et a pour but de promouvoir les films hongrois à l'étranger. Sa directrice Éva Vezér, infatigable ambassadrice des films de son pays, y a beaucoup contribué par le travail remarquable de prospection et de promotion qu'elle effectue. Lors du dernier festival de Cannes, elle nous a parlé avec conviction, et dans un excellent français, des grandes lignes de son action : présenter les films dans les nombreux festivals internationaux, organiser des saisons et des semaines du cinéma hongrois, des rétrospectives dédiées aux cinéastes hongrois déjà consacrés mondialement, des rencontres, des ateliers. Elle n'ignore pas tout le chemin qu'il lui reste à parcourir, en particulier arriver à obtenir que des Hongrois s'investissent dans la vente de leurs films, ce qui est actuellement fait par des sociétés étrangères. Mais les motifs de satisfaction ne manquent pas : une audience internationale revenue et le retour des spectateurs hongrois dans les salles où sont projetés des films réalisés par leurs compatriotes et dont ils sont fiers qu'on les ait remarqués dans les grands festivals. C. DEHALLE (www.lepetitjournal.com - Budapest) lundi 6 août 2007
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