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Chaque année à la même période, elle déboule dans la région Rhône-Alpes et cause des allergies à près de 12% de la population exposée. Les malades vont devoir prendre leur mal en patience car l’ambroisie, surnommée "la petite herbe à poux" au Québec va pointer le bout de ses feuilles jusqu’à la rentrée 
(Photo Site Ambroisie.info)
C’est le même rituel depuis des années. A l’approche de l’été, le mouchoir en papier devient indispensable dans les poches de celui ou celle qui est sujet aux allergies. Et au mois d’août, le responsable des nez qui coulent et des yeux qui piquent s’appelle l’ambroisie. Les jolis petits fruits épineux de cette plante, de la même famille que les tournesols, profitent du vent pour se propager dans les airs ou s’accrocher aux vêtements et aux poils d’animaux. Sa mère colonise avant tout les terrains nus, sur les bords d’autoroute par exemple, en cours de construction ou les champs de culture. Ce qui permet à la "petite herbe à poux" (son surnom au Québec) de se coller finement sous vos semelles, histoire de laisser des traces allergisantes là où vous marchez. Contamine entre 6 et 12% de la population exposée Arrivée depuis l’Amérique dans les années 1860, l’ambroisie n’est dangereuse qu’une seule fois par an et peut atteindre la jolie taille d’1m80. Elle fleurit essentiellement au moment des beaux jours, début août généralement, et ce, jusqu’à l’automne, et devient la plus allergisante une semaine après sa floraison. Elle profite d’un bon climat continental pour se développer et toucher entre 6 et 12% de la population exposée, qui va ressentir les mêmes symptômes que ceux du rhume des foins (rhinite, conjonctivite, voire urticaire ou eczéma). Et une seule souche d’ambroisie s’avère efficace pour multiplier les éternuements. Il suffit en effet de cinq grains de pollens par mètre cube d’air pour que les premiers symptômes apparaissent chez les sujets sensibles. L’ambroisie sévit particulièrement dans les plaines et les basses collines de la région Rhône-Alpes et coûte près de 1,2 millions d’euros en dépenses pharmaceutiques (médicaments anti-allergiques). Un véritable fléau qui peut être limité par le seul arrachage des plants d’ambroisie avant la floraison et la dispersion des pollens. Sinon, "A vos souhaits !" Marie VARNIEU. (www.lepetitjournal.com) lundi 6 août 2007 En savoir plus : Site avec bulletin allergo-pollenique Informations sur l’ambroisie |