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FEUILLETON - Première nuit... Paisible ? |
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mercredi 01 août 2007 |
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Tout s’est bien passé. Mon propriétaire est très avenant et il semble vraiment soucieux de mon confort et bien-être dans mon nouveau chez moi. Vie quotidienne et confort... Tout le matériel électrique a récemment été révisé et de toute manière il a tous les hommes de mains et de confiance si un quelconque problème surgissait extraordinairement. Il m’a donné le numéro de l’épicier du coin qui livre à domicile. Je me réjouis de ne plus faire la queue à la caisse des supérettes. Quel luxe, quel gain de temps! Après avoir envoyé quelques mails, je suis propre et prêt pour ma première nuit de vrai sommeil. La tête calée sur l’oreiller, je tends l’oreille aux bruits de la mégapole. Quelques sirènes lointaines et le bruit sourd du trafic qui semble encore dense à cette heure-ci. Une cité qui vit… Soudain je suis réveillé de mon sommeil initial dans lequel je plongeais si moelleusement. Un klaxon rythmique, insistant entrecoupé de courts intervalles d’expectative semble venir du bas de mon immeuble. Au bout de quelques minutes je commence à me demander combien de temps cela va-t-il encore durer? Finalement le bruit d’un démarrage en trombe vient mettre fin à cette sérénade inhabituelle, mais mes oreilles sont malheureusement aux aguets maintenant. L’appartement semble avoir sa vie propre dans la nuit. Il y a le ronronnement du tigre dans le climatiseur, le frigo qui se secoue de temps en temps, un goutte-à-goutte chinois venant de la salle de bain, et quelques étranges gargouillements de tuyaux. Finalement je décide de me lever et faire un tour d’inspection des lieux pour remédier à ces désagréments afin d’assurer mon sommeil prochain. Le néon de la cuisine fait de gros efforts pour mise en marche et bientôt je me retrouve navré dans mon lit. Agression générale Tout mon électroménager complote contre ma paix intérieure et mon équilibre physiologique. J’ai tout de même fermé le caquet de l’air conditionné et je décide de dormir bercé par la brise de la nuit cairote . Tout semble bien se passer, si ce n’est les quelques moustiques et le bruit du ballet incessant de l’ascenseur dans la cage d’escalier. En position d’hibernation sous mon drap afin de ne pas exposer mes orteils aux moustiques, je passe sans préambules dans la deuxième phase du sommeil. Je vais tout de même pouvoir dormir 5 heures d’affilée…c’est tout à fait acceptable vu la phase de transition dans laquelle je me trouve. Mon bras esquisse un mouvement vaguement contrôlé et 04.20 du matin clignote. Je ne sais plus si c’est l’appel strident à la prière qui vient du garage, l’invasion des moustiques ou l’entortillement dans lequel je me trouve qui m’a sorti de la torpeur semi-consciente de ma phase de sommeil paradoxal. J’ai soif… mais j’ai oublié de penser à l’eau lors de ma commande auprès de l’épicier. Ça doit être le manque d’habitude de ne pas être sollicité par les étalages. Surtout ne pas boire de l’eau du robinet. Le coca me fait l’effet d’un choc 'laryngique' mais il ne m’empêchera pas de dormir les trois heures restantes. Quatre snoozes après huit heures et je me lève, assommé. Plus une goutte ne tombe du robinet.
La rédaction. (www.lepetitjournal.com - Le Caire) 1er août 2007
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