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Lors du dernier Forum de la Chambre de commerce et d’industrie franco-argentine, Alexis Loyer, adjoint au chef de la mission économique de Buenos Aires, a fait le point des échanges bilatéraux France-Argentine. Un parcours qui commence par l’évaluation du poids respectif des exportations des deux pays pour déboucher sur la portée des investissements directs
Alexis Loyer (Photo : LPJ)
Pour avoir une idée de l’importance respective des deux pays dans les échanges bilatéraux, il faut savoir que l’Argentine se place au 55è rang des clients de la France en 2004, ce qui représente le 0,16% du total des exportations françaises. Pourtant l’Argentine est aussi le 3è marché régional de la France et son 61è fournisseur avec un excédent commercial de 121 M € (2003). A l’inverse, la France, vis à vis du commerce extérieur argentin, est son 11è client et absorbe 1% de ses exportations. Elle est le 7è fournisseur de l’Argentine, soit 2,6% de son quota du marché.
Pour 2004, près du tiers du total des exportations françaises vers l’Argentine correspondent au secteur automobile (31,3%). Puis s’échelonnent les biens intermédiaires (27,5%), les biens de capital (23%), les biens de consommation (14,1%) et les produits agroalimentaires (2%). Ainsi les équipements pour le secteur automobile chiffrent 133 M€. Selon l’INDEC (Instituto de estadísticas y censos) les exportations françaises vers l’Argentine en 2004 ont eu une croissance de 83,6%. Mais les chiffres fournis par les Douanes françaises parlent seulement d’une croissance de 48,5%.
Évolution des échanges et incidence des investissements directs
Au cours des trois dernières années (2002 à 2004), près de 70% des exportations françaises se sont concentrées sur quatre créneaux : aéronautique ; automobile ; pharmacie et parfumerie ; biens d’équipement ; chimie, caoutchouc et plastique.
Comparée avec les exportations d’autres pays vers l’Argentine, l’évolution des exportations françaises atteint en 2004, +61%. Les produits que la France exporte principalement vers l’Argentine correspondent aux avantages comparatifs français et à la demande croissante mondiale : le secteur automobile, l’achat de biens de capital et celui d’intrants industriels.
En 2004, les trois quarts des exportations argentines vers la France ont été des produits agroalimentaires (74,6%).
Les IED (investissements étrangers directs) proposent, en ce qui concerne les exportations, une alternative mais aussi une complémentarité. Pour l’Argentine, la France est la 19è destinée de ses IED et est son 3è investisseur étranger. En 2004, le 40% des affaires internationales des multinationales françaises se sont réalisées avec leurs filiales, ainsi, pour exemple, les groupes du secteur automobile en Argentine.
Suzanne THIAIS. (LPJ) 13 juillet 2005 Source : article établi sur la base des informations fournies par la Mission économique française à Buenos Aires.
Pour plus d’infos, lire dans Le Point du 7 juillet le grand reportage sur l’Argentine réalisé par Dominique Audibert et Olivier Ubertalli : La fin des années noires |