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Revoici venu le temps béni des colonies… de vacances. Avec Nos jours heureux, Olivier Nakache et Eric Toledano ressuscitent leurs souvenirs de monos et proposent une comédie familiale à l’ancienne, sympathique comme une chanson de Pierre Perret
Un divertissement pour réchauffer l'hiver où emmener l’aîné, la grand-mère et le petit dernier…
Mieux vaut appeler un centre de vacances Nos jours heureux que Un mois de galère ! C’est en tous cas le nom choisi pour la colonie dirigée par Vincent (Jean-Paul Rouve). Tout commence et se termine sur un quai de gare. Entre les deux, se trament les joies et les déboires d’une bande embarquée pour un bel été. Côté mômes, on trouve, en vrac, le réfractaire à la vie collective surprotégé par papa pédopsy, l’ado mal dans sa peau, l’éternelle victime, la rebelle, le monsieur je-sais-tout pédant…. Côté moniteurs, il y a la jeune fille timide, le beau dragueur, le grand sympa, la belle dont tout le monde tombe amoureux… Bref, tous les ingrédients attendus d’une comédie pour grands et petits. Comme on l’imagine assez facilement, pas question d’échapper aux clichés et aux tartes à la crème du film d’enfance. Chaque personnage est bien caractérisé et ne déroge pas à son cahier des charges. Les amours adolescentes sont traitées avec une délicatesse de chambrée et le scénario accumule l’anecdote plutôt que de développer une véritable histoire. Et évidement, chacun sort grandi de son séjour initiatique.
Une certaine fraîcheur Pourtant, tout n’est pas à jeter dans ce film qui a le grand mérite de ne pas prétendre être autre chose que ce qu’il est : un divertissement estival où emmener l’aîné, la grand-mère et le petit dernier. Et dans son genre, Nos jours heureux fonctionne plutôt bien. Il y a parfois une jolie tendresse dans l’œil de Jean-Paul Rouve, qui porte très bien les petites filles dans ses bras. Quelques éclairs de crédibilité à peine scénarisés sont même touchants. Dans ses meilleurs moments, le film sent le vécu et maintient l’équilibre entre caricature et sincérité. L’alternance et les parallèles entre enfants et adultes permettent d’aligner les scènes sans ennui et de passer 1h40 le sourire aux lèvres. Avec quelques bonnes idées et ce qu’il faut de comédiens à l’aise, la colo tourne bien. Jean Marc JACOB (www.lepetitjournal.com) Madrid - vendredi 2 février 2007
Nos jours heureux, un film d'Eric Toledano et Olivier Nakache (1h43) avec Jean-Paul Rouve, Marilou Berry, Omar Sy Pour voir le site officiel du film, cliquez ici Pour les horaires et les salles : Esmadrid
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