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METEO - Les experts décryptent la canicule |
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lundi 23 juillet 2007 |
Le nombre total de victimes depuis le début de la canicule s’élève désormais à plus de quarante personnes avec 15 victimes pour la seule dernière semaine. Jeudi, les autorités ont installé 1000 centres de premiers soins et des centaines de points d’eau. Or la canicule devrait encore durer toute la semaine. Explications sur ce phénomène
Dumitru Balta, météorologue à l’ANM (Agence nationale de météorologie) : Cette canicule vient d’une masse d’air très chaud, d’origine tropicale, venue du nord-est de l’Afrique, qui a touché l’ouest du bassin méditerranéen (Espagne, France) puis l’Europe Occidentale. Cette masse d’air s’est déplacée jusqu’en Roumanie et pourrait bien atteindre la république de Moldavie et le sud de l’Ukraine. Ce phénomène est particulier, mais il reste dans une catégorie de cycle météorologique normale. Disons qu’il ne sort pas du commun. On a déjà eu des sécheresses et des étés caniculaires par le passé. Le mois d’août devrait encore connaître des températures élevées. Le mois de septembre sera par contre plus difficile pour les sols, à cause de la sécheresse. Il faut en effet insister sur le fait que la canicule n’est qu’un moment passager, mais la sécheresse est un phénomène qui dure et qui persiste dans le temps
Laura Dragomir, présentatrice météo et responsable d’une émission sur les changements climatiques depuis 3 ans : L’été 2007 se remarque par le nombre important de jours caniculaires consécutifs. On ne parle plus d’ailleurs de jours, mais de périodes caniculaires. Les statistiques montrent cependant que 3 ou 4 fois durant la dernière décennie, des stations météo du sud du pays ont enregistré des températures de plus de 40 degrés. Jusqu’à maintenant, les records de chaleur n’ont pas été dépassés cet été. La plus forte température enregistrée durant un mois de juillet l’a été en 2000, lorsque le 5 du mois, à Giurgiu (Ndlr : localité à l’extrême sud de la Roumanie), il a fait 43,5 degrés Celsius. L’année dernière, dans la même ville, on relevait 42,6 degrés Celsius. À Bucarest, la plus forte température a été enregistrée en 2000 à 42,4 degrés. Étant donné l’évolution du temps depuis ce début d’année, cet automne risque d’être chaud et sans pluie importante. Mais la météo nous offre beaucoup de surprise ! Propos recueillis par Jonas MERCIER. (www.lepetitjournal.com - Bucarest) lundi 23 juillet 2007 |