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LE CAIRE EN BREF - Banque à vendre, peur dans le métro & pénurie d'eau |
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mardi 24 juillet 2007 |
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Grogne de certains députés et hommes d’affaires après l’annonce du gouvernement de vendre la Banque du Caire. La capitale égyptienne tremble après l’annonce de menaces d’attaques terroristes contre son métro. Enfin, la pénurie d’eau sévit dans plusieurs gouvernorats et au Caire Menaces d’attaque terroriste sur le métro et les grandes artères du Caire Le métro du Caire a été la cible de menaces d’attaques dans des lettres et des appels téléphoniques anonymes. Elles ont été prises très au sérieux après la diffusion du discours de Ayman Zawahiri mettant en cause le gouvernement égyptien. Le réseau a fait l’objet d’un renforcement des effectifs de sécurité et des fouilles automatiques des passagers ayant des sacs sont organisées. Le métro qui a été mis en circulation en 1989 accueille environ 2,5 millions de passagers quotidiennement.
Crise de l’eau L’Egypte traverse une période de crise sans précédent dans la distribution de l’eau. Les habitants de plusieurs gouvernorats du delta ont manifesté et organisé des blocus de la route pour protester contre cette pénurie qui dure depuis plus d’un mois. Le gouvernorat de Daqhalia a proposé d’organiser des distributions d’eau gratuite à partir de convois de camion citernes. Cependant, les citoyens concernés refusent cette solution. Ils affirment que les quantités d’eau ainsi fournies ne suffisent pas à couvrir leurs besoins. Ils exigent le rétablissement de l’eau. Ce problème a eu pour conséquence la consommation d’eau non potable provoquant la contamination de gens par différentes formes d’hépatites et autres pathologies. Le manque d’eau empêche aussi les paysans de ces régions agricoles de cultiver leurs terres. La crise a commencé à toucher certains quartiers du Caire et des nouvelles villes où l’eau n’arrive que quelques heures par jour.
Mouvement de protestation après la décision de vendre la banque du Caire Le gouvernement égyptien a récemment annoncé sa volonté de vendre 80% du capital de la Banque du Caire. Cette décision, appuyée par la Banque mondiale, a plongé dans la perplexité les milieux d’affaires égyptiens. Elle a aussi provoqué de vives réactions au sein de l’Assemblée du Peuple. Plusieurs députés se sont élevés contre ce qu’ils considèrent comme un pas de plus vers le contrôle du secteur bancaire par des acteurs étrangers qui détiennent 29% du marché. Cette décision intervient 8 mois après la vente de la banque d’Alexandrie et cela réduit à deux le nombre de banque publique en Egypte (Banque Misr et Banque Al-Ahly). Stéphanie SALHA. (www.lepetitjournal.com - Le Caire) mardi 24 juillet 2007 |