| Ecrit par Marie Varnieu,
le 23-07-2007 01:00
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Deux ans après la mise en service des numéros 118, le magazine UFC Que Choisir a tiré un premier bilan de l’ouverture à la concurrence des services de renseignements. Résultat : une hausse de 25% par rapport à l’ancien 12...  Quatre opérateurs se partagent 90% du marché (Photo AFP)
Le "Tou tou you tou" entonné par les deux aficionados de Véronique et Davina pour vanter les mérites du 118 218 sent l’arnaque. Si la chanson est attractive, les prix pratiqués par l’opérateur téléphonique ne le sont absolument pas. C’est ce que révèle une enquête du journal UFC Que Choisir, trois ans après l’apparition d’une cinquantaine de numéros de service de renseignements. Car le 3 avril 2006 marque officiellement la fin du numéro 12, accessible depuis 65 ans grâce à la ligne France Telecom. La faute à l’ouverture à la libre concurrence du marché des télécommunications et des renseignements. Depuis, le secteur est saturé avec 56 numéros à six chiffres tous plus onéreux les uns que les autres. En deux ans, les prix ont déjà augmenté à sept reprises ! Au départ, cette mise en concurrence devait les faire baisser ce qui devait donc au consommateur. Or au final, c'est lui qui paye les pots cassés.
6,15 euros pour 5 minutes de communication Le magazine, qui a testé quatre des 27 opérateurs -soit 90% du marché, arrive au même constat pour chacun d’eux : le prix facturé pour un renseignement est toujours supérieur ou égal à 1,12 euros. A l’époque, ce bon vieux 12 coûtait 90 centimes d’euros : il coûtait donc un quart moins cher qu'aujourd'hui. Et cette hauss ene se mesure que depuis une ligne fixe. Sur un mobile, c'est pire : les prix grimpent entre 1,55 et 2,15 euros ! Une véritable explosion qui se déroule dans le dos du consommateur puisque les prix affichés par les opérateurs ne correspondent pas à la réalité. En effet, si la mise en relation avec le numéro que vous recherchez est gratuite, la communication qui suit est surtaxée de 11 à 34 centimes la minute ! Et l’UFC Que choisir de citer l’exemple d’un abonné SFR qui appellerait le 118 000 : s’il accepte la mise en relation et reste au téléphone cinq minutes, il lui en coûtera le prix du service du renseignement, le prix de la communication du mobile, la surtaxe de l’appel ainsi que le prix de la communication mobile sur cet appel. Le tout pour un total de 6,15 euros ! Fini donc le temps du "Tu raccroches en premier ?" "Non c’est moi !" "On raccroche en même temps alors !". Ce sera désormais juste un simple "Bisous" et basta ! Marie VARNIEU. (www.lepetitjournal.com) lundi 23 juillet 2007
Pour en savoir plus - UFC Que choisir : Un vrai fiasco - Le Monde : Renseignemnts téléphoniques : une grosse facture - Le Figaro : Renseignemnts téléphoniques : le consommateur paie cher
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