| Ecrit par Camille VAYSSETTES,
le 10-07-2005 23:01
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Alors que la ville est toujours en état de choc suite aux attentats de jeudi matin, Scotland Yard est à la recherche des auteurs des explosions. L'enquête s’annonce difficile d’autant que les alertes se multiplient et que le royaume vit dans la crainte d’une nouvelle bombe
En commémorant hier les 60 ans de la fin de la Seconde guerre mondiale, des dizaines milliers de Londoniens ont aussi rendu hommage aux morts de jeudi. (Photo : AFP)
La cérémonie commémorant les 60 ans de la fin de la Seconde guerre mondiale avait hier à Londres une teneur particulière. Pour les dizaines de milliers de personnes qui s’étaient réunies devant Buckingham Palace, pesait l’urgence d’un hommage aux victimes des attentats qui ont frappé la capitale britannique jeudi dernier : 50 personnes ont été tuées et environ 700 autres blessées par quatre bombes, vraisemblablement déposées par le réseau terroriste Al-Qaïda. La famille royale a été acclamée depuis son balcon ; plusieurs de ses membres, dont Charles et Camilla, ont multiplié les visites à des victimes hospitalisées.
Le premier ministre Tony Blair a juré que tout serait mis en œuvre pour que les meurtriers soient « traduits en justice ». Dans la ville traumatisée, les officiers de police de Scotland Yard se consacrent désormais à l’enquête qui doit permettre de retrouver les auteurs des attentats. Les premiers éléments d’analyse ont mis en évidence une quasi-simultanéité dans l’explosion des trois bombes du métro (la quatrième du bus étant un cas à part). Les enquêteurs privilégient donc l’hypothèse d’un déclenchement par minuterie plus que par des kamikazes. Ce qui laisse penser que les terroristes de jeudi sont toujours dans la nature.
20.000 personnes évacuées à Birmingham
Le ministre de l’Intérieur, Charles Clarke, a confirmé : « Ce que nous craignons, bien sûr, c'est qu'il y ait de nouveaux attentats, à moins que nous ne réussissions à retrouver l'équipe qui a commis les atrocités de jeudi ». Trois hommes ont été arrêtés hier à l’aéroport international de Londres-Heathrow, grâce aux lois anti-terroristes, mais ils ont été relâchés dans la soirée.
Depuis cette nouvelle, le pays vit plus encore dans la peur d’un autre attentat. Les alertes ont été nombreuses depuis jeudi, faisant évacuer des trains, gares et divers lieux publics. La plus grosse alerte a été donnée à Birmingham, la deuxième plus importante ville du royaume. Quelque 20.000 personnes ont été évacuées dans la nuit de samedi à dimanche, en raison de ce que les autorités locales ont qualifié évasivement de « menace spécifique », assurant toutefois que les habitants s’étaient trouvés « en danger ».
Camille VAYSSETTES. (LPJ) 11 juillet 2005
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