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Sur les toits de l’Etna, le paysage devient quasi-lunaire, entre coulées de lave, fumerolles et vapeurs de souffre. Même les amateurs peuvent vivre de telles émotions, l’excursion est accessible à tous en plein été Photo Marianne Granier - Pour atteindre le sommet de l’Etna, prévoyez un coupe-vent et des chaussures de marche
Pas besoin d’être vulcanologue pour approcher les cratères de l’Etna. Maurizio, Sicilien passionné et guide passionnant, organise des balades à la journée jusqu’aux sommets du volcan, au départ de Giarre ou des environs. Son 4x4 arpente les rudes montées par une route qui serpente entre des villages aux maisons construites en pierre de lave. Les vergers en terrasse croulent sous les figuiers, pommiers, cerisiers, vignes, nourris par une terre naturellement fertilisée. Plus on monte, plus cet Eden se raréfie, laissant place à une végétation de genets et de châtaigniers. Enfin, le paysage quasi-lunaire se déploie : les coulées de lave nous entourent de leurs variations de gris. Photo Marianne Granier - Au sommet de l’Etna, les traces de souffre
Fumerolles et vapeurs de souffre La dernière éruption majeure de 2002 a balayé hôtels, maisons et jusqu’aux remontées mécanique de la station de ski ! Un service de navette finit de nous amener dans des cahots de rodéo jusqu’à l’altitude de 3000 m (que l’on ne peut atteindre qu’en plein été). Les 300 derniers mètres se font à pieds. Sur l’un des trois sommets, les fumerolles jouent les filles de l’air et quelques vapeurs de soufre s’échappent de plaques toujours tièdes. La vision est féerique ! En redescendant, Maurizio, intarissable sur les histoires et légendes entourant l’Etna, nous fait remarquer que chaque saint patron protecteur des villages construits au pied du dieu de lave a sa statue qui fait face au sommet. Une main porte la croix, l’autre est tendue vers la bouche de feu comme pour arrêter la lave et protéger la vie. Marianne GRANIER. (www.lepetitjournal.com - Milan) mercredi 18 juillet 2007
Pratique Maurizio Cutuli - Guide touristique, mauriziocutuli@interfree.it, tél. 330 962731 Autres guides, avec possibilités de trekking : http://www.etnaguide.com/default.asp Comptez dans les 45 euros par personne pour monter en téléphérique, puis en jeep et à pied avec un vulcanologue
Dans les environs Mare Ispica, une plage en pente douce qui se déploie sur 15 km, loin des barres d’hôtel. Les premiers voisins de parasol sont à 10 m aux heures d’affluence. Ispica et son site archéologique de grottes troglodytes. Modica, petite ville construite en escalier où triomphe un baroque inattendu. Noto, dont la cathédrale récemment restructurée surplombe la campagne. Syracuse, l’écrin de l’île d’Ortigia, un site enchanteur, fait de ruelles étroites. La Syracuse antique, à l’exception du temple d’Apollon, est à découvrir à l’extérieur de la ville actuelle. |