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ECONOMIE - Privatisations à foison |
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mercredi 11 juillet 2007 |
L’Agence pour la Valorisation des Actifs de l’Etat (AVAS), en charge de la privatisation de l’usine automobile Craiova, vient de repousser d’une semaine les négociations avec le groupe américain Ford. Un contretemps qui ne devrait pas remettre en question le rachat de l’usine. L’occasion de faire le point sur l’état des privatisations en Roumanie
Le président d’AVAS, Teodor Atanasiu, ancien ministre de la Défense (Photo : suceava-news.ro)
Des fabriques de textile aux banques commerciales, en passant par des raffineries pétrolières et autres centrales énergétiques, l’héritage industriel laissé par le régime communisme à l’Etat roumain après la révolution de 1989 est gigantesque. Il est question de milliers de sociétés. Une manne de plusieurs milliards d’euros qui peut attirer les convoitises. Exemple : en décembre 2006, l’ancien ministre de l’Economie Codrut Seres avait dû démissionner, poursuivi avec quatre autres consultants de la société Credit Suisse First Boston pour avoir, selon le Parquet, "favorisé le groupe italien Enel lors de l’achat, en juin 2006, de la compagnie de distribution d’électricité Electrica Muntenia Sud (EMS)" (source : AFP). Ceci dit, selon une source proche de l’Autorité pour la Valorisation des Actifs de l’Etat (AVAS) contactée par Lepetitjournal.com, "la gestion, la fructification et la privatisation des richesses de l’Etat sont désormais contrôlées par une sorte de conseil de surveillance interne chargé d’enrayer la corruption". Et comme pour toute institution publique, la déclaration de revenus des responsables de l’AVAS est publiée sur son site Internet pour plus de transparence.
Un portefeuille encore bien garni Selon son rapport d’activité 2006, l’AVAS a récolté plus de 8,5 milliards de Ron (environ 2,5 milliards d’euros) sur les onze premiers mois. "Mais depuis le début de l’année (2007, ndlr), l'AVAS n’a récupéré qu’environ 15 millions de Ron (environ 4,5 millions d’euros, ndlr). C’est vraiment très peu, mais l’on prévoit pour cette année des rentrées d’au moins un milliard d’euros", soutient cette même source. Et ajoute que "le portefeuille de l’AVAS est riche d’environ un millier de sociétés. Parmi elles, plus de 400 sont privatisables". La Roumanie s’est déjà séparée de très grosses entreprises comme la compagnie pétrolière Petrom, rachetée en 2004 par le groupe autrichien OMV pour 1,5 millards d’euros, ou la Banque Commerciale de Roumanie, reprise en 2006 par Erste Bank pour 3,75 millards d’euros. Mais le portefeuille de l’AVAS reste encore très bien garni. Le début des privatisations dans le secteur énergétique attire beaucoup d’investisseurs étrangers, à l’instar de Gaz de France qui a racheté en 2005 Distrigaz Sud pour 310 millions d’euros. Des investisseurs d’autant plus intéressés que le marché européen de l’énergie est désormais libéralisé. Jules RAVAUD. (www.lepetitjournal.com - Bucarest) mercredi 11 juillet 2007
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