|
WEB – Segunda Vida : l’Île de la Tentation ? |
|
|
|
mercredi 11 juillet 2007 |
Participer à une manifestation devant le siège du PSOE ou au show télévisé du présentateur vedette Wyoming. C’est possible, à condition de se trouver au bon endroit au bon moment… ou tout simplement dans l’Espagne virtuelle. Second Life est en plein essor dans la péninsule : état des lieux
Un cours de taï chi virtuel dans un jardin japonais ? (Photo DR)
En Espagne, le succès du monde virtuel Second Life - encore appelé Segunda Vida - est bien palpable, n’en déplaise à certains grincheux. Carlos Iglesias, secrétaire général de aDeSe (Asociación española de Distribuidores de Software de Entretenimineto) se plaint du manque d’appui institutionnel envers les jeux interactifs considérés, "à tort", comme nocifs. De son côté, Luis Sotillos, fondateur de Secondlifespain.com dénombre les nombreux "déserteurs", ces internautes qui s’inscrivent pour ensuite bouder le monde virtuel. Pourtant, depuis sa création en 2003, les Espagnols représentent 3% des sept millions d’"habitants" de Second Life, et 60% d’entre eux utilisent la monnaie "locale", le Liden Dolar**. L’Espagne fait preuve d’un véritable engouement envers ce monde parallèle. Pionnière en la matière, l’université de Barcelone vient d’initier des cours virtuels sur Second Life. Saatchi & Saatchi Healthcare, une agence espagnole de communication a également débarqué ce mois-ci sur une île en Liden Dolars. Elle se trouve en situation de monopole sur son secteur.
Un îlot paradisiaque La semaine dernière, la Casa Encendida a également ouvert son île. Un cadre idyllique, dans lequel les cocotiers sont bercés par les alizés. La réplique de la bâtisse de Lavapiés y apparaît au détour d’une plage. En plus des habituelles salles d’exposition et de sa terrasse, la dénommée Isla Encendida dispose de quatre auditoriums en plein air destinés à recevoir pièces de théâtre et concerts. Le "zen" y domine, grâce aux différents jardins (asiatique, oriental, renaissance) dans lesquels il est possible de pratiquer le taï chi ou d’écouter des poèmes. Ces nombreuses activités, qui n’existent pas dans la version réelle du centre culturel, sont destinées à séduire le visiteur virtuel. Habitué ou non de la version réelle, il lui sera difficile de résister aux larges étendues de sable blanc. Caroline RODRIGUEZ. (www.lepetitjournal.com - Madrid) mercredi 11 juillet 2007
*étude de l’agence de consulting The Cocktail parue ce mois-ci ** 1L$ = 357 €
- Voir la bande annonce de l’Ile de la Casa Encendida - Entrer dans l’Ile |