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Dans leur majorité les étudiants ne conservent pas leur logement d’une année sur l’autre. Course contre la montre, concurrence, castings draconiens, les décisions sont souvent prises dans l’urgence. Autant de paramètres qui rendent cette population vulnérable aux abus en tout genre
L'Auberge espagnole de Cédric Klapisch, un film qui a fait le tour du monde et conquis l'Espagne (Photo Mars Distribution)
Fin de l’année universitaire. Examens, préparatifs de vacances, recherche d’un job d’été, adieux aux amitiés…Le tout, au milieu d’un va et vient de locataires entrants/sortants. Dans leur quête au logement, les étudiants ont plusieurs options possibles. D’après le quotidien 20 Minutos*, ils le recherchent majoritairement sur le web. Leur idéal demeure la chambre meublée en "coloc" avec des étudiants étrangers. Le loyer doit y être bon marché (moins de 200 euros) et l’habitat bénéficier d’une connexion internet. Derrière ces deux principaux critères, viennent la proximité du campus, la cuisine équipée et le chauffage. Le semestre n’est pas encore achevé, pourtant les sites de colocation enregistrent une activité croissante depuis début mars, pour des locations à partir de juillet. De plus en plus d’étudiants espèrent ainsi échapper à la panique de la rentrée.
Gare aux arnaques Etre contraint de payer un loyer exorbitant pour une surface ridicule est l’un des risques auxquels ils sont confrontés. En amont, l’état du marché immobilier espagnol en est à ce stade : 90 000 euros pour l’achat d’un 17m² à Madrid**, ou 82 000 euros pour un "appartement" de 11m² à Barcelone***. En dépit de ses efforts, la ministre du logement María Antonia Trujillo n’a convaincu que cinq communautés autonomes de ne pas habiliter les appartements de moins de 30 m². Le gouvernement de Madrid fait d’ailleurs partie des rares à n’avoir pris aucune mesure restrictive en la matière. Autre pratique commune, le pot de vin réclamé par les propriétaires pour retenir une candidature à la location. Lors d’une enquête réalisée en septembre à Madrid***, des journalistes se faisant passer pour des locataires avaient trouvé 94% de propriétaires disposés à recevoir des euros sous la table. Caroline RODRIGUEZ. (www.lepetitjournal.com- Madrid)
* 20 Minutos du 9 avril ** El Pais du 28 mai *** D’après Su Vivienda du 18 mai, supplément hebdomadaire au journal El Mundo |