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L’Académie Francophone Cairote des Arts située à Dokki offre un programme original. Ce projet né de l’imagination de Mohamed Al_Ghawi a pour but d’enseigner la langue française par l’Art. Récit d’une rencontre avec la coordinatrice du lieu : Heba Zohni. L’Académie Francophone Cairote des Arts offre un nouveau concept : l’apprentissage du français par l’Art. Le fondateur de l’école Mohamed Al Ghawi partage avec Heba Zohni, l’amour de la langue française. Ils sont partis d’un constat simple : la pratique du français en Egypte est rare et en recul. Ils ont donc décidé de mettre en œuvre ce concept original pour permettre à des enfants de pratiquer leur français dans un contexte différent. Le centre de loisir a ouvert ses portes en juin 2004, il comptait à l’époque une soixantaine d’enfants et seulement deux ateliers : danse et théâtre.
Une belle réussite Devant le succès d’une telle méthode le nombre d’enfant a peu à peu augmenté jusqu’à atteindre les 87. Victime de son succès l’AFCA va d’ailleurs déménager et s’établir Ville du 6 octobre dans une grande maison avec jardin. Les enfants ont entre 4 et 14 ans. Ils sont répartis en 4 groupes selon leurs âges, plus un groupe à part pour les enfants fréquentant les écoles anglophones et qui ne parlent pas Français. Le centre propose 6 ateliers : danse, théâtre, Arts Plastiques, Cuisine, Jeux, Musique/chorale. Durant l’été, les enfants viennent quotidiennement tandis que l’hiver ils n’ont que 2 heures d’activité par semaine. Tous les jeudis l’académie organise une sortie.
Un projet qui va au-delà du simple apprentissage linguistique Les objectifs à atteindre ne sont pas purement linguistique l’AFCA entend aussi travailler sur la personnalité de l’Enfant. L’équipe entend lui donner une plus grande confiance en lui et lui apprendre le travail en groupe. L’Académie s’autofinance et est actuellement sponsorisée par Mobinil qui soutient toutes les nouvelles techniques d’apprentissage. Jamila, ‘Umar, Mohamed et Nour ont une dizaine d’année. Ils parlent très bien français bien qu’ils n’aient jamais voyagé en France. Tous fréquentent des écoles francophones et ont au moins un parent francophile. Pour Héba l’aspect interculturel de l’apprentissage est important. L’aboutissement de ce travail sera une représentation théâtrale programmée le 26 juillet. Les enfants y joueront une adaptation d’Astérix et de Cléopâtre. De même, le centre a prévu un voyage en France pendant l’été. Les petits Egyptiens iront à la rencontre d’écoliers savoyards, avec lesquels ils pourront pratiquer plusieurs activités…Tout un programme en perspective ! Stéphanie SALHA. (www.lepetitjournal.com - Le Caire) lundi 2 juillet 2007 |