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ENSEIGNEMENT - Le bac à l'épreuve |
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jeudi 28 juin 2007 |
Les épreuves du baccalauréat roumain ont débuté lundi. L’édition 2007
possède une nouveauté de taille, des variantes des sujets de chaque
matière ont été publiées sur Internet par le ministère de l’Education,
dans le but de lutter contre les fraudes
(Photo : adevarul.ro).
"Les sujets des examens nationaux et leur correction ont été rendus public pour assurer la gratuité et l’égalité des chances" déclarait le ministre de l’Education, Mihai Hardau, au mois de février dernier. Depuis plusieurs années, les réformes dans ce domaine se succèdent pour améliorer un système rongé par les fraudes, notamment pour le baccalauréat. En mettant à disposition une centaine d’énoncés dans chaque matière, parmi lesquels un seul sera choisi pour l’épreuve finale, le ministre veut mettre fin à certaines pratiques. Jusqu’à maintenant, acheter les sujets du baccalauréat était assez courant. L’année dernière, une journaliste du quotidien Gândul s’était procurée, en pleine rue, l’épreuve de roumain pour 50 Ron. Quelques jours plus tard, un journaliste de Adevarul a réussi à se glisser au sein du Service national d’évaluation et de correction (Serviciul national de evaluare si examinare), en se faisant passer pour un inspecteur scolaire du district de la Dâmbovita. Il est ressorti sans ennuis avec les sujets de l’épreuve d’histoire des examens d’entrée au lycée.
Une initiative efficace ? Bianca Bentoiu, présidente de l’Association roumaine des professeurs de français, ne pense pas que cette nouvelle mesure soit une solution. Elle confie au Petitjournal.com que "le problème de la fraude ne dépend pas d’une réforme, mais de toute la société. C’est une question d’éducation et d’honnêteté des élèves et des professeurs". Les premiers bénéficiaires de l'initiative inédite du ministère de l'Éducation ont été les maisons d’édition qui ont très rapidement proposé les sujets corrigés. Certains professeurs, sollicités pour la rédaction des sujets, ont même participé à l’écriture de ces manuels. Ces publications ont donc permis aux élèves d’avoir accès à des devoirs types avant l’épreuve finale. Pour Bianca Bentoiu, "ce genre de pratique pousse les élèves à apprendre par coeur les corrections. Or la mémoire n’est pas faite pour retenir autant de choses. Pour moi, ce n’est pas une bonne façon de préparer les élèves à des examens. On met l’accent sur la quantité et non sur la qualité. Je pense qu’un programme allégé serait plus approprié". Jonas Mercier. (www.lepetitjournal.com - Bucarest) jeudi 28 juin 2007
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