| Ecrit par BUDAPEST,
le 25-06-2007 01:00
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Avec sa récente intégration européenne et l'arrivée prochaine de fonds structurels européens considérables, la Hongrie peut vite devenir un pays de cocagne pour nombre de grandes entreprises françaises. "L'année économique de la France en Hongrie", de juillet 2007 à juillet 2008, est surtout l'occasion pour les patrons français d'y devenir des exportateurs privilégiés
Une année d'échange de bons procédés commerciaux (photo mission économique française à Budapest)
Entre l'ouverture de marchés publics et l'implantation d'une partie de leurs productions, les entreprises françaises profiteront, dès juillet, de "l'année économique de la France en Hongrie", pour rattraper un certain retard en matière d'exportation. Malgré les quelque 4 800 entreprises françaises qui exportent en Hongrie, dont 400 qui y sont implantées, l'importation du marché local reste fidèle à la présence historique des Italiens, des Allemands et des Autrichiens. Plus qu'une simple opération de communication ou de lobbying, ce sont donc multiples partenariats qui se créeront tout au long de cette année, lors des différents événements, conférences et rencontres entre politiques et grands patrons. On y parlera affaires et gros contrats, tout en partageant le savoir-faire technique hexagonal, en particulier sur des questions de transport, de traitement des eaux et d'environnement. A propos de gros contrats, rappelons, à titre d'exemple, que l'appel d'offre concernant la construction du tunnel de la future ligne 4 du métro de Budapest a récemment été accordé à Vinci, mais aussi que celui des voitures de cette même ligne et du renouvellement de celles de la ligne 2 a déjà été remporté par Alsthom. Ces deux contrats parlent à eux deux de près de deux milliards d'euros… L'art de gagner les appels d'offres en ouvrant un marché mutuel L'économie courante devrait néanmoins être également à l'honneur, avec notamment le "marché des régions" prévu le 14-15 juillet à Budapest sur le Pont des Chaînes, puis avec d'autres du même genre, dès cet automne, dans la province hongroise. Ce type d'évènement convivial devrait lui-même servir de pont entre l'ouverture d'un marché mutuel et l'entame de négociations plus longues et plus importantes en termes financiers. Les "années culturelles" entre la France et d'autres pays existaient déjà, mais cette "année économique" est bien une première. L'idée d'un rapport économique bilatéral entre les deux pays est née au moment de l'élaboration du programme d'élargissement européen, et plus particulièrement lors de la visite du président Chirac en Hongrie, en 1997. Cette visite a été suivie par "l'année économique de la Hongrie en France", en 2001. Ces jours-ci, les médias Hongrois parlent fièrement d'une grande campagne de pub pour le tourisme en Hongrie, ornant les couloirs du célèbre métro parisien… A l'heure où la Hongrie se développe considérablement et doit bénéficier de fonds structurels européens pour répondre à certaines normes en matières d'infrastructure, le moment est venu pour les entreprises françaises d'améliorer leur place de quatrièmes exportateurs dans ce pays. Pour cela, rien de mieux que de faire valoir des relations privilégiées, entretenues depuis plusieurs années. Enfin, le prochain partenaire européen pour une nouvelle "année économique de la France", sera la République tchèque. François GAILLARD - (www.lepetitjournal.com - Budapest) lundi 25 juin 2007
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