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SANTE – Parlons du don d’organes ! |
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vendredi 22 juin 2007 |
En
2006, plus 12.400 personnes ont eu besoin en France d’une greffe.
Seules 4.426 ont pu être réalisées. Cette pénurie a entraîné la mort de
229 patients en attente. Il est donc important de faire connaître sa
décision concernant le don
Dire oui au don d’organe peut sauver des vies ! (Photo LPJ)
C’est
aujourd’hui la journée mondiale du don d’organes. Même si ces dernières
années, on note une progression des dons d’organes, la pénurie est
toujours importante : 229 personnes sont décédées l’an dernier faute de
greffe.
Ce problème
n’est malheureusement pas propre à la France comme l’a illustré
l’excellent canular télévisé de la chaîne néerlandaise BNN début juin,
avec son émission The big donor show. Une femme mourante et trois
candidats à la greffe de rein y étaient mis en scène : à l’issue du
show, elle devait n’en sélectionner qu’un ce qui avait suscité un
soulèvement de l’opinion publique internationale. Le dénouement était
tout aussi surprenant, puisqu’il s’agissait en réalité d’un canular
dont le but était de sensibiliser l’opinion publique à la question du
don d’organe. Même si les moyens utilisés par la BNN restent
controversés, le problème de la pénurie est encore et toujours
d’actualité.
L’association
France ADOT (fédération des Associations pour le don d’organe et de
tissus humain), mène de son côté une campagne télévisée pour
sensibiliser les jeunes au don. Deux films de 30 secondes mettant en
scène des sauvetages ratés, ont été diffusés gracieusement sur
plusieurs chaînes. Avec un slogan choc « Si vous n’êtes pas doué pour
sauver des vies, attendez d’être mort », l’association dit que le moyen
le plus simple d’être héroïque, c’est de s’engager à faire don de ses
organes après sa mort.
Cette campagne
vise plus particulièrement les 18-25 ans, car 68% des décès dans cette
tranche d’âge ont lieu de façon violente. De ce fait, c’est une
population stratégique pour le don d’organe.
Faire don ou pas
Le corps humain
est très protégé par la loi, il est inviolable, indisponible et ne
constitue pas un objet patrimonial. Le don est donc anonyme, gratuit et
ne doit faire l’objet d’aucune publicité. Il ne peut pas être réalisé
sans le consentement du donneur, et sans un intérêt thérapeutique pour
autrui. Aujourd’hui, le consentement est présumé. Si on ne souhaite pas
faire don de ses organes, il faut soit faire connaître son refus à ses
proches, soit s’inscrire sur le Registre national des refus auprès de
l’agence de Biomédecine. La carte de donneur n’ayant aucune valeur
légale, la meilleure solution est d’en parler.
Le donneur fait
l’objet d’une sélection clinique. Les médecins examinent ses
antécédents personnels et familiaux, effectuent des diagnostics de
maladies infectieuses et vérifient l’état de mort cérébrale. Dans le
cas d’un don fait par une personne vivante, les médecins ont des
entretiens avec elle et vérifient son état clinique. Puis le
consentement doit être exprimé devant le Président du Tribunal de
grande instance. Enfin, le magistrat et le donneur signent un acte
attestant du consentement, qui reste révocable à tout moment.
Malgré une
augmentation de 38 % du nombre de greffes depuis 2000, l’écart entre le
nombre de don et celui des patients reste très important. La liste
d’attente s’est d’ailleurs encore allongée de 7264 noms en 2006. Il
faut donc que chacun de nous réfléchisse et parle du don d’organe à se
famille et à ses proches.
Perrine ROUX (www.lepetitjournal.com) vendredi 22 juin 2007
http://www.france-adot.org
http://www.agence-biomedecine.fr
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