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En Egypte , c’est très simple, pour savoir où allez, il faut connaître cette culture du minimum charge, le tarif minimal. En effet, dans certains endroits (cafés, restaurants, pubs, boites de nuit), il faut commander des consommations qui correspondent à une certaine somme d’argent ou la dépasser sinon vous perdez la différence - 25 LE Minimum Charge ! - Non, mais ici le Minimum est à 75 LE pendant le week-end ! - Non, mais vous ne pouvez pas commander seulement une cannette d’eau gazeuse, il y a un minimum charge ! Cela explique les nombreux panneaux accrochés aux portes des cafés sur lesquels on voit la somme définie comme tarif minimal qui, quelquefois même, diffère entre la semaine et le week-end. Bien que ce style de vie ne concerne qu’une partie relativement minime de la société égyptienne, le minimum charge est un élément qui influence beaucoup le choix des endroits où aller. Avis du public "Il y a des jours dans la semaine dans lesquels je ne peux pas me permettre de sortir n’importe où, et c’est à ce moment que je demande à mes amis de ne pas choisir des endroits où il y a un minimum charge." dit un jeune ingénieur de 23 ans. "Moi je respecte vraiment les endroits dans lesquels il n’y a pas de minimum charge, c’est pour moi un vol masqué" déclare un autre ingénieur de 27 ans. "Je préfère toujours sortir dans les endroits ou il n’y a pas de minimum charge, ça sert a rien de gaspiller autant d’argent pour une seule sortie, en plus il y a plein de cafés chics qui ne l’imposent pas, comme Cilantro, Beanos et plein d’autres." s’exclame une jeune étudiante de 20 ans qui à l’air indigné par cette pratique qui d’après elle "n’existe qu’en Egypte". Les propriétaires s’expliquent... Le directeur de "Séquoia", un des plus grand cafés pub du Caire et surtout un des plus cher, (le minimum charge y est à 50 LE en semaine et 75 pendant le week-end) s’explique : "Nous avons ici un menu très riche et nous imposons un minimum charge par rapport à ce qu’on a de moins cher sur le menu, en tenant compte que les gens commandent un plat principal et une boisson au moins". Etant un des endroits les plus fréquentés par les jeunes du Caire, on y trouve très rarement des places le soir sans avoir réservé auparavant, on peut se douter que le minimum charge y joue le rôle de catalyseur social. On n’y retrouve pas certains niveaux sociaux et certaines tenues vestimentaires. Le directeur, qui préfère qu’on ne cite pas son nom, ne nie aucunement ces propos déclarant que "au Séquoia on ne retrouve pas n’importe qui, et nous ne permettons pas l’entrée de n’importe qui, il y a plein d’autres endroits où tout le monde peut aller, mais ici, ce n’est pas un endroit pour tout le monde." Un débat qui dépend uniquement de qui peut payer quoi pour aller où… C’est un large débat qui en dit long sur les castes en Egypte… Mais, en fin de compte, ces endroits sont bondés et les jeunes continuent de sortir. Dina ABDEL AL . (www.lepetitjournal.com – Le Caire) vendredi 22 juin 2007
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