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La Grèce fête aussi la musique. Cette année, 12 villes et de nombreux groupes participeront aux festivités. Georges Perot, franco-grec et initiateur de ce projet, nous raconte son aventure Georges Perot, la Fête de la musique à Athènes, c'est lui !
LPJ : Comment vous est venue l’idée d’organiser la fête de la musique en Grèce ? George Perot : J’ai la double nationalité, je suis né et j’ai grandi à Paris. A 15 ans, j’ai quitté la France pour venir habiter en Grèce. En 1998, j’ai rencontré le coordinateur de la Fête de la musique à Paris, Jean François Millet, qui m’a proposé de lancer le projet en Grèce. J’ai tout de suite accepté, pensant que ce serait assez facile… En septembre 1998, j’ai créé une association avec quelques amis et il nous a fallu presque cinq ans pour véritablement nous implanter à Athènes. Maintenant, et depuis 2 ans, nous sommes reconnus dans tout le pays. Avec la France et la Belgique, la Grèce est devenu un des pays qui produit le plus de concerts en simultané pour le 21 juin.
LPJ : Etes vous musicien ? Quel est votre rapport à la musique ? George Perot : Je suis issu d’une famille de musiciens grecs, j’ai fait beaucoup de violoncelle, j’ai été producteur à la radio et tout cela s’est mélangé. Grâce à la fête de la musique, je suis entré dans l’événementiel et la communication musicale. Ce qui est assez drôle c’est que j’ai fait des études d’histoire et de relations diplomatiques, rien à voir… LPJ : Les débuts ont été difficiles? Racontez-nous. George Perot : J’ai commencé tout seul. Puis petit à petit, des amis sont venus m’aider, bénévolement. Il a fallu huit mois pour tout mettre en place. Maintenant nous sommes quatre à travailler toute l’année, puis sept pendant six mois. Graduellement, avant le jour J, nous passons de 7 à 270 personnes et ce, rien qu'à Athènes ! Et il y a encore 11 autres villes. Côté musiciens, nous accueillons maintenant 250 groupes, dont 18 de l’étranger, à travers toute la Grèce.
LPJ : La fête de la musique est-elle entrée dans les mœurs en Grèce ? George Perot : Cela commence mais ce n’est pas encore comme en France. Là-bas, cela existe depuis 1982 et c’est organisé par le ministère de la Culture. En Grèce, c’est exactement l’inverse, tout est parti d’une initiative personnelle, sans moyen. Cela a été difficile de convaincre l’Etat grec et les entreprises de collaborer à la naissance de ce projet. En effet, c’est aussi une question de budget. Ici, le ministère de la Culture grec est assez absent parce que très instable. Les ministres restent un ou deux ans et quand un nouveau arrive, il faut tout reprendre à zéro. Cette année, nous avons obtenu un budget plus important que les années précédentes. Il dépasse même celui obtenu lors des Jeux Olympiques de 2004, l’année où nous avons vraiment pu nous faire connaître. Aujourd’hui, des bars se lancent aussi indépendamment dans l’aventure, et sur les agendas des Grecs, la date du 21 juin est réservée à la fête de la musique ! LPJ : C’est aussi une fête européenne ? George Perot : C’est une initiative française, mais très vite les coordinateurs français se sont dits que cela ne devait pas rester uniquement français. Petit à petit, une sorte de réseau entre passionnés s’est développé. Il reste de grosses inégalités entre les pays mais l’idée fait son chemin, si bien que la fête se mondialise. Cela part toujours d’une initiative privée mais de plus en plus de grosses villes commencent à la célébrer comme New York, Tokyo ou Mexico. L’augmentation annuelle est d’au moins 15 à 20 villes à travers le monde. Athènes est l’un des plus gros centre de ce réseau avec Paris et Bruxelles. Propos recueillis par Steven Dolbeau (www.lepetitjournal.com – Athènes) 20 juin 2007 Cette année, George Perot et lepetitjournal.com, vous conseillent de ne pas râter : - Dreadzone, le 20 juin, sur la place Kotzia début du concert à 17h30 - Bojan Z, le 21 juin, à la Technopolis début du concert à 17h30 Programme complet sur www.musicday.gr (en grec et en anglais) Et, le 21 juin, Montmartre s’invite rue Sina à l’occasion de la fête de la musique : a) de 18h à 24h, la rue Sina sera réservée aux piétons depuis la rue Scoufa, jusqu'à la rue Octave Merlier. Avec : -des peintres, des portraitistes qui seront prêts à montrer leurs tableaux comme cela se fait à Montmartre sur chevalet et dans des dossiers à terre… - des musiciens des rues, - une troupe de danseuses de french cancan, "Les Mimi pinson" - un chanteur des rues : André DUMAS - une parade théâtrale réalisée par le "théâtre du jour" en costume du XVIIe et du XIXe - une animation photographique et dansante par Jean-Jacques TESSON b) A partir de 21h sur la rue Sina, concert en partenariat avec la Fête de la Musique - Tzivaerides - Georgia Velivassaki - 8G - le groupe BRASTCH en concert exceptionnel
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