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Réunissant un beau casting autour de lui, Martin Valente offre aux spectateurs un film optimiste sur la solitude. Jeune et moins jeune, solitaire endurci et écorché de la vie, chacun des six personnages va trouver en un autre le déclic qui leur manquait Après son premier film, Les amateurs, Martin Valente, s’est senti seul et démuni. Pour compenser, il a fait un film sur la solitude. Pas un drame pour autant, mais plus une comédie dramatique. Pas de pathos donc, dans ce joli film choral. Choral, parce qu’avec une sacrée bande son on suit plusieurs histoires. Entre le Portugal, Paris et un village de province, des destins vont se croiser. Dans trois histoires, six personnages fragiles vivent chacun différemment leur solitude. D’abord à Lisbonne se rencontrent Sara et Marc. La première vient de se faire virer et est entraînée bon gré, mal gré par une copine dans un voyage tous frais payés dans la capitale portugaise. Le second est un réalisateur très tête en l’air qui vient présenter son dernier film, qui a fait un flop, dans un festival. A Paris, on suit Hélène, la femme de Marc qui tente de se faire à son nouveau rôle de grand-mère et qui rencontre à l’hôpital Vince, qui vient chaque jour voir sa femme depuis sept mois dans le coma. Enfin Nina, droguée qui cherche à voir son fils va rencontrer Yves, qui se mure dans la solitude depuis un drame survenu voilà bien des années.
Optimisme droit devant A première vue rien ne prédisposait à ces rencontres fortuites, et pourtant chacune va transformer les protagonistes. Pas de transformations brutales, mais une suite d’évènements qui vont permettre à chacun d’avancer. Pour une fois, voilà un film qui parle d’un sujet plutôt déprimant, la solitude, sans qu’on ressorte du film sans être soit même déprimé. Il ne s’agit pas pour autant d’un film d’action, mais plus d’un film à la Lost in translation, doux et introspectif. Le réalisateur mise sur des dialogues et des situations cocasses, sur un foisonnement de vie. Parce qu’on peut aussi être seul au milieu de la foule, mais que rien n’est perdu pour autant les jours de grise mine. Ce film optimiste redonne espoir et sourire. Justine JOLIVEAU (www.lepetitjournal.com) mercredi 20 juin 2007 Fragile(s) de Martin Valente, avec François Berléand, Jean-Pierre Darroussin, Marie Gillain, Jacques Gamblin… 1h47 sortie en France le 20 juin Site du film : http://www.fragiles-lefilm.com/ |