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Invité de la semaine du film français à Berlin, le réalisateur Benoît Jacquot a profité de son voyage pour donner des "leçons de cinéma" aux étudiants de la DFFB. Une occasion pour lepetitjournal.com de se pencher, avec le réalisateur, sur les perspectives du cinéma français en dehors de ses frontières 
Benoît Jacquot, professeur et ambassadeur du cinéma français (photo. französische filmwoche) Jeudi dernier, peu avant la présentation de L’Intouchable en ouverture de la semaine du film français, le réalisateur Benoît Jacquot rencontrait, le temps d’une masterclass berlinoise, les étudiants de la DFFB (Deutsche Film- und Fernsehakademie Berlin), l’une des écoles de cinéma les plus cotées d’Allemagne. Depuis 2003, le réalisateur français de Sade et de L’école de la chair fait partie des 20 réalisateurs français de l’opération On set with french cinema, qui partagent de par le monde leurs expériences de metteurs en scène, donnant à voir et à entendre ce cinéma français, parfois chargé de clichés, souvent de rêves. "Il y a quelque chose de mythologique avec le cinéma français, nous confie un 'professeur' Jacquot ravi par l’expérience berlinoise. Qu’un réalisateur français vienne voir les étudiants en cinéma en Allemagne est porteur de bonne nouvelle." Le cinéma français boudé par les distributeurs allemands? Cette "thérapie par l’exemple" est le leitmotiv de la nouvelle et pragmatique direction d’Unifrance, organisme de promotion du cinéma français aux commandes de l’opération pédagogique. Le cinéma français a-t-il tant de mal à dépasser ses frontières, notamment celles du Rhin ? Au regard des chiffres, non, puisque pas moins de 30 films français sortent chaque année en Allemagne et les résultats pour le début de 2007 sont, selon Unifrance, "encourageants". On peut néanmoins s’étonner que sur les 16 films sélectionnés pour le festival du film français, parmi lesquels figurent de petites réussites au box-office hexagonal, seul le césarisé Lady Chatterley ait trouvé acquéreur parmi les distributeurs allemands. 
L'Intouchable ne sortira pas sur les écrans allemands, au grand dam de Benoît Jacquot, réalisateur du film (Photo. Promo) Une question de mode Un désintérêt qui étonne également Benoît Jacquot, réalisateur plébiscité aux Etats-Unis mais dont le film ne sortira pas sur les écrans allemands : "L’époque n’est pas à ce régime artistique en Europe. L’Intouchable n’est pas un film accessible directement, il nécessite un spectateur volontaire et pas un spectateur de hasard." Aux dires d’Unifrance, l’époque est plutôt au film d’auteur, certes, mais à potentiel commercial, comme en témoigne le petit succès de La tourneuse de pages de Denis Dercourt. "Des films à la Chabrol marchent très bien, avance Benoît Jacquot, des films très bien construits avec une part de mystère, une sorte de suspense psychologique." En attendant, le cinéma français, dans toute sa diversité et sa richesse, continue de faire école dans les festivals et les salles de classe, permettant l’accès à un répertoire de films parfois difficilement accessibles… Blandine JOSSELIN (www.lepetitjournal.com - Berlin) mardi 19 juin 2007 Semaine du film français : jusqu’au 20 juin au Cinéma Paris et au Filmtheater am Friedrichshain 7. Französische Filmwoche: http://www.kultur-frankreich.de/filmwoche/index_fr.html
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