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CINEMA – Le Parfum : un tueur en série dans les roses |
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jeudi 21 juin 2007 |
El perfume, la historia de un asesino, sorti aujourd'hui à Santiago, nous plonge dans l'univers olfactif et subtil du best seller de Patrick Süskind. L'histoire d'un meurtrier à l'odorat exceptionnel, qui tue des jeunes filles pour capturer leur odeur. La création de la fragrance parfaite lui permettra-t-elle de contrôler l'humanité ?
Paris au XVIIIe siècle : ses quartiers pauvres et mal fréquentés, ses abattoirs et ses étals de poissons nauséabonds, sa populace et son odeur pestilentielle. C'est ici au milieu de la boue et des tripes d'animaux que naît Jean-Baptiste Grenouille (Ben Whishaw), un être doté d'un odorat exceptionnel voué à devenir un redoutable tueur en série. Très vite, il apprend à reconnaître les milliers d'odeurs dont regorge la capitale et part à la recherche de la fragrance idéale. Totalement dépourvu de conscience ou de sens moral, sa quête va le mener à tuer des jeunes filles pour créer une essence si pure, qu'elle lui conférera un pouvoir absolu sur les Hommes. Afin d'apprendre à extraire et conserver l'odeur de ses victimes, Grenouille s'engage comme apprenti chez Baldini un maître parfumeur parisien (Dustin Hoffman) et commence alors sa macabre collection.
Un parfum sans odeur L'adaptation d'un roman aussi sensuel que celui de Patrick Süskind relève forcément de la gageure. Pour arriver à mettre en image l'univers volatil des odeurs, le réalisateur allemand Tom Tykwer ( Cours Lola cours) a pris le parti de faire des gros plans sur le nez de ses personnages. Malheureusement la jolie narine de Ben Whishaw ou de ses victimes, respirant bruyamment n'est pas suffisante pour enivrer les sens du spectateur. L’acteur, dont c’est le premier grand rôle parvient avec peine à nous faire retrouver la complexité du personnage de Grenouille. Où est le criminel pathétique, presque autiste, qui méprise l'humanité autant qu'il cherche sa reconnaissance ? Tom Tykwer a été trop complaisant envers son héros. Le réalisateur a fait de ce monstre cruel un personnage lisse qui paraît presque dépassé par les évènements. Rattrapage toutefois sur la mise en scène réussie des méandres de la capitale. Mais ceux qui ont adoré le roman risque de ne pas trop "sentir" le film Laury-Anne CHOLEZ (www.lepetitjounal.com-Santiago) Jeudi 21 juin
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