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L’IDCH propose une alternative aux boîtes de nuit traditionnelles de São Paulo. Son concept unique tient un peu du lieu de culte, un peu du centre de soins. L’esprit de l’endroit survivra- t-il au succès grandissant ?
Concept mouvant - Photo du site
L’IDCH (Institut de Développement de la Conscience Humaine) surprend dès la file d’attente. Le garçon posté à l’entrée, plus réceptionniste que videur, lance mécaniquement à l’attention des clients bientôt rentrés :"Vous connaissez l’IDCH ? Ici on ne peut fumer que sur la piste de danse et dans la mezzanine ; utilisez un cendrier pour éteindre votre cigarette ; attention aux plantes, aux tableaux et aux sculptures ; et retirez vos chaussures pour entrer." On croit avoir mal compris la dernière recommandation en passant la porte, et pourtant c’est bien ça. La preuve, la personne de l’accueil, en plus de vous délivrer la traditionnelle commande où seront inscrites vos consommations, vous demande également vos chaussures, qui seront gardées en lieu sûr jusqu’à votre départ. Attention donc à la paire de chaussettes que vous arborerez ce soir-là… Pourquoi une telle originalité ? "Les clients se sentent plus à l’aise, et sont en contact direct avec la maison" explique un salarié de l’Institut. Cette contrainte originale trouve aussi son origine dans la nature des activités diurnes de l’endroit, qui est pêle-mêle une galerie d’art, une académie de yoga et un centre de thérapies alternatives.
Restaurant - Photo du site
Pas de tensions et pas de chaussures ! La propreté et l’hygiène apparente de l’IDCH rassurent vite les noctambules, qui peuvent ainsi apprécier les différents espaces : au rez-de-chaussée, une piste de danse et deux confortables lounges, à l’étage une mezzanine qui surplombe la piste de danse et un restaurant, évidemment végétarien. L’IDCH se remplit vite, la capacité étant de 150 personnes. Du jeudi au dimanche, cette drôle de boîte s’agite gentiment dans une ambiance bon enfant. L’atmosphère n’a rien à voir avec celle des autres baladas de la ville. Ici, pas de tensions entre clients, de musique trop forte ou de gens malades. Pourtant, le public ne diffère pas beaucoup des autres lieux nocturnes… Alors quoi ? Et bien sans doute l’effet descalço, pied-nu ! L’atmosphère zen est renforcée par la programmation musicale, plutôt tranquille (chill out, world music, samba-rock, maracatu et reggae) hormis le vendredi (électronique). Un endroit alternatif donc, mais qui doit rester vigilant à ne pas perdre son âme avec le succès. "Je connaît l’IDCH depuis longtemps, avant même qu’ils ne déménagent ici à Paraíso", explique Natália, une étudiante de mode âgée de 26 ans. "Je continue d’apprécier bien sûr, mais ce n’est déjà plus tout à fait pareil. Il y a parfois de l’attente à l’entrée, ce qui énerve les impatients. Et la clientèle s’est élargie. C’est sans doute bien pour le patron, mais ce ne sont pas toujours des gens qui correspondent à l’esprit d’ici" conclue-t-elle en souriant. A bon entendeur… Bertrand BLAIS (www.lepetitjournal.com) vendredi 15 juin 2007 Instituto de Desenvolvimento da Consciência Humana (IDCH). Rua Correia Dias, 161, Paraíso, tel : 2157-3720. 22h à 4h (jeudi), 23h à 5h (vendredi à samedi) et 18h à 23h (dimanche). Entrée : de 10R$ à 20 R$. www.idch.art.br
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