| Ecrit par belgrade,
le 19-06-2007 00:00
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La Serbie vient de voir son avenir européen s’éclaircir. La visite de Carla Del Ponte, la procureure du Tribunal Pénal International pour l’Ex-Yougoslavie, durant quatre jours la semaine dernière à Belgrade, aura porté ses fruits Depuis la formation du nouveau gouvernement le 15 mai, et sa volonté de collaborer pleinement avec le tribunal de La Haye, volonté déjà exprimée par le passé mais souvent contestée, la Serbie a cette fois convaincu Carla Del Ponte et par conséquent les décideurs européens. Ainsi, jeudi dernier, José Manuel Barosso, le président de la commission européenne, se montrait satisfait : "Je me réjouis des progrès accomplis par la Serbie dans sa collaboration avec le tribunal" a-t-il déclaré dans un communiqué. La veille, dans les salons feutrés de la Présidence de Serbie, Carla Del Ponte s’était montré particulièrement ravie. En compagnie du Président de la République, Boris Tadic, elle avait en effet souligné les actions concrètes accomplies par le nouveau pouvoir, comme la formation du Conseil national de sécurité et surtout l’arrestation, à la veille de son arrivée en Serbie, du général Tolimir, le numéro trois sur la liste du TPI. La Suissesse s’est dite cependant toujours en attente de l’arrestation de Ratko Mladic, le principal inculpé encore en fuite, en précisant, avec un certain humour et en serbe, que la question était "quand" et la réponse "maintenant". Pour autant, Carla Del Ponte, en assurant qu’elle rendra un rapport positif le 18 juin au Conseil de sécurité des Nations Unies, vient de lever les dernières réticences européennes quant au futur des relations serbo-européennes. Accord de stabilisation Et le futur immédiat, c’est la reprise des négociations en vue d’un accord de stabilisation et d’association (ASA) Cet accord, dont les pourparlers ont été suspendus en avril 2006, devrait revenir sur la table dès ce 13 juin. L’ASA porte principalement sur les questions économiques et a été crée par l’Union européenne et pour les Balkans occidentaux en vue de faciliter et d’initier la dynamique de pré-négociations d’adhésion. C’est lorsque la Serbie aura finalisé et signé cet accord qu’elle pourra se porter officiellement candidate à l’Union européenne. Ainsi, la semaine qui vient de s’écouler marque une étape importante pour l’avenir. Cependant, pressés par ceux qui en Europe jugent qu’il faut maintenir la pression, la commission devrait assujettir la signature finale de cet accord à l’arrestation effective du général Mladic. Et si tout le monde se montre confiant, ce dernier point ne sera pas à négliger. F.D. (www.lepetitjournal.com) 13 juin 2007
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