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Une jeune génération de réalisatrices fait son apparition en Egypte. Elles apportent au cinéma leurs visions du monde et évoquent certains tabous de la société dans laquelle elles vivent. Portrait d’une jeunesse en proie à de nombreuses difficultés. . Hala Khalil, auteur du film copier/coller appartient à la nouvelle génération de réalisatrices égyptiennes. Ce film raconte sur un ton léger les déboires quotidiens de jeunes égyptiens Hala Khalil a su exprimer de façon intéressante la frustration de la jeunesse égyptienne, ses envies, ses désirs et leur décalage par rapport aux attentes de la société. L’héroïne qui veut décrocher un visa pour la Nouvelle Zélande, décide de se marier avec Youssef, un jeune homme très sympathique mais complètement fauché et sans grande ambition. Tout semble très simple au premier abord mais, la mère de la mariée exige du jeune homme qu’il pourvoie aux exigences qu’un mariage en Egypte comporte. Il s’en suit une série de péripéties qui nous confronte à la culture du mariage proche du marchandage commercial et le tiraillement de ces jeunes qui hésitent entre un mariage d’amour ou bien un mariage plus traditionnel. Un film très intéressant et très frais diffusé dans toutes les grandes salles du Caire. Dina Gamal El Din et sa vision du monde Dina est une jeune réalisatrice, elle a signé un court métrage sur le langage du corps qui a été récompensé par l’institut Goethe du Caire. Dans ce film, elle raconte la femme orientale, et la façon dont elle doit censurer ses mouvements dans la vie de tous les jours. Son deuxième projet est un film documentaire. Il porte sur la vie d’un grand soufi : El Hallag qui a été condamné à mort à l’époque abbasside. Son projet a été censuré par certains professeurs de l’Académie de Cinéma du Caire qui l’ont jugé irrespectueux de la religion. Dina souligne que ce film est aussi éminemment politique car il décrit une personne qui a osé remettre en cause le pouvoir central à une époque de troubles politiques. Selon elle, cette époque s’apparente au contexte politique actuel en Egypte. Elle n’éprouve pas de difficultés particulières par rapport aux fait d’être une femme dans cette profession. « Au début, les autres réalisateurs nous toisent, mais passé le temps d’adaptation, ils nous traitent de la même façon que n’importe quel garçon». Elle n’apprécie pas toujours le cinéma militant féministe de ses collègues. Elle explique ainsi : « dans la société égyptienne, les hommes sont autant des victimes de la pression sociale ambiante que les femmes. D’un autre côté les femmes permettent elles aussi de par leur comportement la perpétuation d’un modèle sociétal patriarcal. Sortir de carcans anciens, s’avère difficile et je n’aime pas les simplification. » Stéphanie Salha, www.lepetitjournal.com, 12 juin 2007 |