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Les instituts de prévisions ont beau annoncer que l’inflation devrait stagner voire reculer d’ici la fin de l’année, le taux du mois de mai est élevé, avec 5%. Depuis six mois, il varie entre 4,8% et 5,2%. Aucun secteur n’est épargné et les syndicats demandent à ce que l’inflation soit mieux régulée et contrôlée Les dernières analyses montrent que l’inflation sera, en fin d’année, supérieure à ce qu’avait prévu le gouvernement. Hausse des loyers, des intérêts d’emprunts, hausse du prix des produits frais et des vêtements, tout y passe. Quant aux restaurants, la note est de plus en plus salée.
Tout augmente D’une manière générale, l’inflation est principalement poussée par la hausse des taux d’intérêts et du coût de l’énergie. Considérant globalement les prix du logement, de l’eau, de l’électricité, du gaz et autres fuels, l’inflation de ce secteur est de 22,6%. Les loyers, pour leur part, ont augmenté de 11,6% et le coût d’un emprunt est de €320 plus élevé par mois depuis un an. Cette situation ne devrait pas s’arranger avec l’annonce, par la Banque Centrale Européenne, d’une nouvelle hausse des taux directeurs. Au quotidien, le tabac et les alcools ont augmenté de 5,4%, le coût des restaurant et de l’hôtellerie de 4,9% et le coût de l’éducation de 4,8%. Et même si l’on exclut le coût de l’emprunt, le taux d’inflation en Irlande reste plus élevé que la moyenne européenne soit 2,7% contre 1,9%.
Une nouvelle priorité A l’annonce de ce taux encore élevé d’inflation, les syndicats ont demandé au gouvernement de prendre des mesures urgentes telles que la baisse de la TVA ou la hausse des allègements fiscaux pour les propriétaires. Conscient de ce problème, le Taoiseach a admis que le pays entrait dans une ère de "conditions économiques plus difficiles". Le contrôle de l’inflation sera une priorité pour le nouveau ministre des Finances. Et, sans une réduction de l’inflation, des négociations salariales nationales devront avoir lieu. Elles ne devraient toutefois pas être à l’ordre du jour de 2007, même si les précédents accords avaient été négociés sur la base d’une inflation à 3%. Vivre dans l’une des économies les plus riches d’Europe n’est pas toujours facile. Céline Leoni (www.lepetitjournal.com – Dublin) lundi 11 juin 2007
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