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Depuis une semaine, le grand rendez-vous du G8 draine des milliers de manifestants sur les bords de la Baltique, bardés de symboles et prêts à en découdre avec les forces de l'ordre. Du train pour Rostock aux barrages de police à Heiligendamm, reportage sur la route du pèlerinage alter-mondialiste 
Journalistes et clowns altermondialistes de part et d'autre du "mur de Heiligendamm". (Magali Floris) "S´il vous plaît, c´est par où le blocus?", se renseignent deux manifestants égarés dans la petite ville de Bad Doberan, surnommée à l´occasion par les alter-mondialistes Bad Doberman. Les trains régionaux ne roulent pas plus loin aujourd´hui. Ils crachent à ce terminus prématuré de petits groupes de manifestants bariolés, portant des drapeaux révolutionnaires rouges, des t-shirts avec une étoile communiste ou un bandeau vert avec une inscription soutenant les petits paysans. Ils sont venus par milliers des quatre coins de l´Europe. Encore jeudi matin très tôt, à la gare routière de Berlin, un jeune couple français somnolait dans l'autocar partant pour Rostock, à 16 kilomètres de Heiligendamm, ou se rencontrent les dirigeants du G8. Ces deux alter-mondialistes sont partis lundi en auto-stop depuis Perpignan, ils arrivent à temps pour la grande marche sur Heiligendamm: "Nous avons eu de la chance, quelqu'un nous à pris de Mulhouse jusqu´à Berlin." Logistique manifestante A Rostock, il y a une odeur de sueur dans l'air. Il fait chaud. Les transports publics et les gares sont pleines de jeunes désinvoltes, cheveux longs un peu baba. La plupart ont déjà à 10h quitté un des quatre camps ou des milliers de manifestants ont planté leur tente. Certains, qui ont dormi très près de la zone interdite aux manifestants, sont même déjà en train de bloquer les rues. C'est que les opposants au G8 sont très organisés. Divisés en petit groupes, ils tentent de percer les barrages policiers de tous les côtés. Huit bateaux pneumatiques de l'organisation Greenpeace ont réussi a pénétrer le périmètre surveillé. Dans le train pour Bad Doberan, une membre d'Attac donne des directives à un groupe hétéroclite en anglais. "Si l'on vous arrête, criez votre nom pour que l'on soit au courant". Tous écrivent au stylo bille sur leurs bras le téléphone de l'assistance juridique. Un jeune homme commente une carte de la région détaillant les barrages prévus. C'est comme si l'on planifiait d'envahir un château fort au Moyen-âge. Sur place, Magali FLORIS (www.lepetitjournal.com - Berlin) vendredi 8 juin 2007 |