| Ecrit par ATHENES,
le 17-05-2007 00:00
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Anaïs
est photographe. A 22 ans, elle capture l'image au gré de ses voyages
et de ses rencontres, et nous entraîne dans sa passion. Portrait en
noir et blanc … Anais, 22 ans, photographe (photo Anais)
Anaïs est photographe, et fière de l’être. Arrivée il y a 7 mois à Athènes, elle est venue ici pour se faire un nom. "Pour un jeune photographe, en France, c’est impossible. C’est plus facile de commencer à l’étranger". Du haut de ses 22 ans, la tenace jeune fille ne cherche qu’à bosser. "J’aime aborder la photo de manière professionnelle car c’est très valorisant, mais aussi de manière plus personnelle à travers les voyages, par exemple." Anaïs a toujours travaillé. D’abord, sur les plages de sa ville, Nice, puis à Paris, installée pour ses études. "Mon père avais perdu son boulot alors il a fallu que je travaille" confie-t-elle simplement. Ses expériences lui ont forgé un moral d’acier. "Je veux qu’on sache que je suis forte. Je ne veux pas que l’on s’apitoie." affirme-t-elle dans un sourire. Depuis, la photographie est devenue sa cause. Pourtant, la rouquine n’avait pas d'affinités avec le monde des photographes. "J’ai toujours dessiné, mais la photo n’est venue que beaucoup plus tard. Je suis une plasticienne à la base, le papier glacé n’était avant tout qu’un autre support plastique." Elle appelle ça "le dessin de la lumière".
Carnet de voyage
"Athènes-Istanbul-Roumanie" (photo Anais)
En janvier la photographe entreprend un voyage : Athènes-Istanbul-Roumanie. "3300 Km en train, c’est ma marque de fabrique !" Un voyage pour comprendre l’histoire complexe qui lie ces pays. "Ce sont les portes de l’Europe, de nombreuses cultures sont mélangées, c’était un bon départ pour un photographe." Elle ajoute cependant être rester objective, "ça m’a permis de mieux comprendre un certain conservatisme." Elle a vécu ses premières aventures dans le train roumain, où elle fait la rencontre de trafiquants de manteaux de fourrure. A la frontière, elle est la première européenne que rencontrent les agents de la douane "ils n’avaient pas vu de papiers européens légaux depuis leur adhésion à l’Europe quelques jours plus tôt !". Elle raconte que "la vie est dure, là-bas, alors une femme de 80 ans n’a pas honte de faire la manche. Il faut vivre !" Par contre elle explique que la "chaleur entre les personnes y est réconfortante, surtout en hiver ». Anaïs présentera ses photos à travers l’exposition "Regards de femmes sur le monde" qui se déroulera à partir du 24 mai dans les halls de l’aéroport Charles de Gaulle. Steven Dolbeau (www.lepetitjournal.com – Athènes) jeudi 17 mai 2007
Expo "Regards de femmes sur le monde" A partir du 24 mai Hall de l’aéroport Charles de Gaulle (Paris)
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