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Les vacances d’été approchent et la saison a déjà commencé, avec même un peu d’avance. Mais comment les Italiens prennent-ils leurs vacances ? Où vont-ils ? Et pour combien de temps ? Comment se porte le tourisme en Italie ? Photo LPJ - Telaro, petit village de Ligurie près de La Spezia
Tourisme au beau fixe D’abord, le tourisme en Italie se porte plutôt bien. Selon les dernières données officielles en la matière, les arrivées touristiques en 2005 ont augmenté de 2.7% par rapport à 2004, tirées par le tourisme étranger (+ 3.7%). En 2006, la semaine du 15 Août a vu une augmentation des arrivées touristiques dans les hôtels de 5.2% par rapport à la même semaine en 2005. Et de janvier à juin, entre 2005 et 2006, ce sont 10.9% de voyageurs étrangers en plus qui ont été enregistrés aux frontières. Des séjours plus courts et plus nombreux Les comportements des italiens en matière de vacances changent. Ainsi, elles s’étalent aujourd’hui sur toute l’année. Et les séjours sont plus brefs et plus fréquents qu’auparavant :  Les italiens veulent profiter des week-end hors saison, des fêtes et des ponts. La structure du marché du travail, avec le poids des emplois flexibles, explique aussi cette désynchronisation croissante des temps de vacances. Le mois d’Août ne règne plus en maître incontesté !
Internet favorise cette évolution en proposant des voyages à bas prix et des offres de dernières minutes. Ainsi, en deux ans, de 2003 à 2005, la proportion des italiens qui réservent directement leurs vacances par ce moyen passe de 14.6% à 19.7%. C’est le décollage. Casa, dolce casa Certes de 2003 à 2005, 18.8% des italiens ont fréquenté des agritourismes, 16.9% des villages de vacances et 10.9% des parcs à thèmes. Mais, ils plébiscitent surtout les vacances dans leur maison secondaire, en famille ou chez des amis :
Le développement de l’immobilier est passé par là : les maisons secondaires sur le territoire italien sont estimées à 3 millions en 2005. Les déséquilibres entrent maisons principales et maisons secondaires, au profit des deuxièmes, sont particulièrement frappant en Calabre, dans les régions du bord de mer (Sicile, Sardaigne, Ligurie) et de montagnes (Vallée d’Aoste, Trentino-Alto Adige et Abruzze). Les 35 heures n’existent pas en Italie, mais les comportements changent. Si Août reste une valeur sûre, les escapades ont le vent en poupe et les maisons secondaires sont plébiscitées. Alors, entre mer et montagne, il ne vous reste plus qu'à choisir la maison de vos rêves ! Eric Le Bian (www.lepetitjournal.com - Rome) lundi 4 juin 2007.
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