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L’OCDE a rendu mercredi son rapport économique sur la Grèce. S’il est plutôt favorable, quelques points restent néanmoins à améliorer, notamment en ce qui concerne les retraites, les emplois et la formation (Photo LPJ)
Le Secrétaire général de l’OCDE Angel Gurría a tenu à féliciter la Grèce pour "le dynamisme de son économie" depuis les dix dernières années. Il a notamment relevé le fait que le déficit est tombé de près de 8% du PIB en 2004 à seulement 2,5% en 2006 (c’est la première fois pour la Grèce que le déficit passe sous la barre des 3% depuis l’adoption de l’euro) alors que la dette se résorbe peu à peu. Les Jeux Olympiques de 2004 ont été source d’une croissance forte et celle-ci a continué son petit bonhomme de chemin jusqu'à aujourd’hui alors que tout le monde s’attendait à une redescente fulgurante. La Grèce aurait, selon les prévisions, une croissance de 4,5%, soit le deuxième meilleur chiffre de la zone euro (après l’Irlande). Le rapport indique aussi que "contrairement à ce que les titres des journaux laisse penser" les activités illégales représentent moins de 1% du PIB, ce qui est assez peu. Ces résultats sont principalement dus à la bonne marche de l’investissement à l’étranger et de l’exportation. Angel Gurría a cependant relativisé en indiquant que la situation actuelle de l’économie est "source de satisfaction même s’il faut persévérer".
Ne pas se reposer sur ses lauriers La Grèce a encore des défis à relever. Les retraites, le système d’éducation et le marché du travail doivent être reformés, selon l’OCDE. Pour ce qui est des retraites, le problème réside dans l’antinomie entre le vieillissement de la population et le "jeune" âge des départs à la retraite. Selon le Secrétaire général de OCDE "la Grèce fonctionne encore sur un système de retraite mis en place il y a 50 ans alors que la population vit au moins 20 ans de plus." Le problème étant que les personnes qui travaillent plus n’ont pas une retraite plus élevée que ceux qui font le minimum. Le travail "n’est pas assez valorisé". Les jeunes ont beaucoup de mal à entrer dans le monde du travail et celui-ci a été qualifié "d’assez peu perméable". Ainsi, les femmes et les jeunes représentent l’écrasante majorité des chômeurs. "Une fois que l’on est sur le marché il est très facile d’évoluer, encore faut il pouvoir y rentrer" a indiqué M. Gurría. Les solutions préconisées par l’OCDE sont notamment une réforme très rapide des retraites et un meilleur ajustement entre éducation et marché du travail car si ces problèmes sont importants maintenant ils deviendront écrasants "d’ici 25 ans". Pour l’OCDE les réformes doivent donc continuer. Le Ministre grec de l'économie et des finances, George Alogoskoufis, a conclu que si beaucoup a déjà été accompli "nous ne sommes qu’à la moitié du chemin". Steven Dolbeau (www.lepetitjournal.com – Athènes) 4 juin 2007
Aller + loin : www.oecd.org/eco/etudes/grece
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