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Les ministres des affaires étrangères des pays du G8 (groupe des huit pays les plus industrialisés) se sont rencontrés mercredi à Potsdam pour discuter des conflits de la planète. L'occasion pour Bernard Kouchner, ancien médecin du monde et nouveau chef de la diplomatie française, de faire valoir son style particulier 
Bernard Kouchner, un nouveau style au Quay d'Orsay (Photo. Magali Floris) Un "French Doctor" à Potsdam Une journée pour discuter de tous les conflits brûlants de la planète, du Kosovo au Darfour en passant par le conflit au Proche-Orient ou le nucléaire iranien : c'est à cette tâche que se sont attelés hier les ministres des affaires étrangères des huit pays les plus industrialisés de la planète, réunis dans la ville de Potsdam. Parmi eux, Frank-Walter Steinmeier, ministre allemand des Affaires étrangères, Condoleezza Rice, et le nouveau venu Bernard Kouchner. L'ancien co-fondateur de Médecins sans Frontières, plusieurs fois ministre et secrétaire d'Etat sous des gouvernements socialistes, a été nommé le 18 mai dernier à la tête de la diplomatie française par Nicolas Sarkozy. 
Toujours prêt à charmer son public, le ministre distribue des chocolats aux photographes présents (Photo. Magali Floris) Un "style Kouchner"? Pour l'ancien "French Doctor", ce fut l'occasion d'imposer son style particulier, un mélange de franc-parler, de volontarisme et d'humanitaire. Bernard Kouchner s'est ainsi fait l'apôtre de la création de corridors humanitaires entre le Darfour et les pays voisins (Tchad, République Centrafricaine), afin d'améliorer l'approvisionnement en vivres et en moyens de communication pour les populations de l'ouest du Soudan. "Ce n'est pas donné d'avance, mais avoir essayé était nécessaire. Ma proposition a été très bien accueillie, mais ce n'est pas suffisant", a déclaré Bernard Kouchner. "Cela ne veut pas dire que la pression politique sur le gouvernement de Khartoum doit cesser, mais qu'il faut développer le volet humanitaire". Sur les institutions européennes, Kouchner soutient Sarkozy Le ministre des Affaires étrangères et européennes a également répondu à des questions sur l'avenir du couple franco-allemand et de l'Union Européenne. L'occasion pour lui de faire preuve de sa loyalité au président de la République, louant le "changement de rythme et de style" opéré dans les relations franco-allemandes par Nicolas Sarkozy. Quant au "traité européen simplifié" proposé par le Président français, Bernard Kouchner voit en lui un "espoir réel" pour le futur de l'Union Européenne. "Au début, j'était contre, mais Sarkozy m'a convaincu". Raphael COTTIN. (www.lepetitjournal.com - Berlin) jeudi 31 juin 2007 Voir aussi. POLITIQUE - Kouchner, ministre sans frontière |