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Les électeurs de Buenos Aires choisiront dimanche leur prochain gouverneur. Trois candidats se dégagent: en tête des sondages, Mauricio Macri, pour l'opposition, suivi par Jorge Telerman, l'actuel maire, et Daniel Filmus, ministre de l'Éducation et candidat du gouvernement 
Affiches électorales à San Telmo (photo LPJ)
Visites et déclarations sans compter, affiches détournées, coups bas… la campagne pour l'élection du gouverneur de la capitale fédérale a été rude. C'est qu'elle a aussi valeur de test pour tous les partis à moins de six mois de la présidentielle, prévue en octobre. Dimanche, les électeurs de Buenos Aires choisiront donc entre 18 candidats pour succéder à Jorge Telerman et 21 listes pour renouveler la moitié de l'assemblée locale (30 députés sur 60). Certaines provinces ont déjà voté, d'autres le feront plus tard. Dans la capitale, trois candidats se détachent: Mauricio Macri, quasi sûr d'arriver premier, Daniel Filmus et Jorge Telerman, qui se disputent la seconde place. Daniel Filmus, ministre de l'Éducation nationale, est soutenu par le président Néstor Kirchner, qui n'a pas épargné son temps dans la dernière ligne droite pour soutenir son poulain. Face à cette candidature de poids venant de son propre camp politique, le gouverneur sortant, Jorge Telerman, a fini par s'allier avec la socialiste Elisa Carrió, candidate à la présidence de la République à la tête d'une Coalición Cívica créée pour l'occasion. Une alliance affirmée dans les derniers jours, qui a définitivement éloigné le péroniste Telerman du gouvernement. Traditionnellement, on dit que l'électorat portègne choisit un opposant au pouvoir national, ce qui pourrait aider Telerman dans sa course pour figurer au second tour (24 juin). L'aura du Boca Quant à Mauricio Macri, tous les sondages le donnent depuis des semaines largement en tête, avec une dizaine de points d'avance. Le président du Boca Juniors, riche homme d'affaires, se présente pour la seconde fois à la mairie, à la tête du Pro, Propuesta Republicana, un parti de droite. Il axe ses discours sur le changement, proposant une politique libérale et sécuritaire, poussé par sa popularité comme patron du club de foot le plus adulé d'Argentine. Il a un temps hésité entre les deux élections clés: gouverneur de Buenos Aires et président de la République. Il part donc favori, mais, en 2003, il était arrivé en tête au premier tour et avait finalement été battu. Comme dans celle des autres candidats, les thèmes de l'insécurité, du transport et du traitement des déchets ont dominé sa campagne. Telerman a programmé un référendum, le jour même du second tour, sur la création d'une police municipale. Laurence RIZET (www.lepetitjournal.com - Buenos Aires) vendredi 1er juin 2007 |