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VISITE – Baby Siam Couture et Dior vus par les élèves du LFIB Suggérer par mail
vendredi 01 juin 2007

Le jeudi 5 avril, dans le cadre du programme de SES, les classes de secondes du Lycée Français, ont visité l’industrie textile « Baby Siam Couture ». Cette sortie intéressante nous a permis d’en savoir plus sur le monde de l’entreprise et les conditions de travail des ouvriers en Thaïlande

Les classes de secondes du Lycée Français en route pour visiter l’industrie textile "Baby Siam Couture" (Photo courtoisie LFIB)

L’usine appartenait à une entreprise familiale française qui était spécialisée dans la fabrication de vêtements pour bébés. En particulier, elle produisait pour Christian Dior, dont la première boutique à Paris date de 1967, sous la marque Baby Dior.
Une vingtaine d’années plus tard, en 1986, l’entreprise obtient une licence avec Dior, elle devient donc autonome sur la production et la vente.
Le célèbre John Galiano entre dans le groupe Dior en tant que designer, y compris pour les collections Baby Dior. Au fil du temps, l’entreprise s’est développée et a bâti sa réputation. Elle est finalement rachetée par Dior en 2006. Baby Siam Couture étant implantée à Bangkok, les vêtements confectionnés pour bébés sont entièrement réalisés pour l’exportation en France, mais aussi dans toute l’Europe.
Malgré tout, il n’existe aujourd’hui pas plus de 10 boutiques Baby Dior dans le monde. Les vêtements de la marque se vendent aussi dans des magasins spécialisés comme dans des grands centres commerciaux de luxe.

200 employés pour 1500 pièces par jour
Avec ses 170 ouvriers, et plus de 30 personnes dans l’administration, l’entreprise doit suivre un rythme de travail précis. Il faut 1 mois et demi pour réaliser une commande et l’usine confectionne environ 1500 pièces par jour, soit environ 300.000 pièces par an.
95% des salariés sont des femmes, peu qualifiées, mais qui sont formées au sein de l’entreprise. On attend d’elles un travail minutieux et de qualité, qui pourrait s’avérer répétitif s’il n’existait pas une rotation des postes. Cependant une bonne ambiance de travail semble régner. Lors de notre visite, nous avons été frappés par le calme et les conditions sécurisées de travail. Des gants en maille (importés de France) et des masques sont à la disposition des ouvriers. Les locaux sont propres et bien équipés.
Le bon fonctionnement est supervisé par 4 européens présents aux postes clés de l’entreprise, soit la direction générale, la logistique, la production, ou bien encore l’administration. L’entreprise entretient un contact permanent avec l’Europe car elle n’a obtenu aucune liberté de création. Elle envoie à Paris des prototypes qui seront ou non validés et autorisés à la production, le but étant de surpasser les concurrents des autres marques de luxe comme Burberry ou Kenzo.

La perfection ou le bûcher
Il existe deux saisons de travail, donc deux collections par an que l’on produit un an à l’avance, ce qui laisse une marge en cas de retard. La qualité, quant à elle, doit être irréprochable pour que le produit conserve son image de grande marque française. Et pour cela, 5 contrôles de qualités sont effectués au cours de la production. Aucun défaut, aussi minime soit-il, n’est accepté. Cela explique la perte de 25% des vêtements fabriqués dont 3% lors du contrôle final. Un petit défaut sur le tissu comportant le logo et c’est le "bûcher" quasiment assuré pour un pyjama. En effet, tous les rejets portant la marque Dior doivent être détruits, afin de garder la confidentialité de la marque.
L’entreprise doit également faire face à des nombreux défis. Elle doit s’ajuster à la demande française, régler des problèmes d’absentéisme ou de "turn-over". Chaque nouvelle collection nécessitant de nouveaux accessoires, il faut se procurer les fournitures venant du monde entier (Italie, France, Inde, Chine, Thaïlande, Maroc…).
En définitive, la découverte de Baby Siam Couture et son fonctionnement nous a beaucoup plu. Nous remercions donc chaleureusement les responsables du groupe pour nous avoir consacré du temps et fourni des explications sur le fonctionnement de l’entreprise, ainsi que Mme Georges pour nous avoir donné cette opportunité. Les élèves de Seconde A et B du Lycée Français International de Bangkok (
www.lepetitjournal.com - Bangkok) vendredi 1er juin 2007

 
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