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Jusqu’au 14 juin, découvrez le portrait d’un artiste francophone du Teatro Circo Price chaque jeudi. Trois jeudis, trois portraits dans les coulisses du chapiteau. Cette semaine, rencontre avec Carlos Savadra, dresseur de chevaux et autres bêtes à sabots…
Carlos Savadra (Photo : Jean-Marie Refflé 2007)
Carlos Savadra aime le cirque depuis sa plus tendre enfance. D'origine colombienne, il évoque le programme Récré A2 comme déclencheur cette passion. “Je n'étais pas très doué à l'école, se souvient-il. Par contre, je marchais aisément sur les mains”. Après un CAP menuiserie peu convaincant, il décide d'exploiter ses talents latents d'acrobate. Epaulé par sa mère, il quitte le foyer familial à l'âge dix-huit ans, direction l'École Nationale du Cirque dirigée par Annie Fratellini.”Quand je suis rentré sous le chapiteau pour la première fois, ça a été un vrai choc !". Six mois d'école plus tard, il part en tournée. “C'était physiquement très dur. Je faisais le montage et démontage tout en répétant des numéros. Mais j'ai appris à être un artiste de cirque”. En 1987, à vingt ans, il fonde avec son ami Raoul Guibault le cirque Medrano. Aujourd'hui, c'est le troisième plus important cirque de France.
L'homme qui avait peur de murmurer à l'oreille des chevaux Si l'école de cirque forme à tout type de numéros, il restait à Carlos une peur à combattre : celle des chevaux. On le confie donc au dresseur allemand Meyer, "pour que je puisse affronter ma crainte”. Là, il apprend que tout passe par l'odeur, le regard et les longes. “C'est une question de confiance. Il faut y aller pas à pas avec beaucoup de calme pour s'adapter à l'animal”. Aujourd’hui, même ses purs-sangs arabes, parmi les chevaux les plus fougueux, répondent net au son de sa voix. Il leur parle en allemand, comme il a appris le métier. Il est attentif et chérit ses bêtes, comme les chevaux palomino qu'il a sauvés de l'abattoir pour les mettre en scène. “J'ai une propriété où je laisse mes chevaux finir leur vie tranquillement. C'est tout naturel.” Les arts du cirque se conjuguant souvent au pluriel, Carlos dresse aussi zèbres, vaches et chameaux. En 2005, le 29e Festival du Cirque de Monte-Carlo l'a récompensé d'un clown de bronze. Marc DESMAILLET et Laurence DANTHONY (www.lepetitjournal.com – Madrid) mai 2007 Lire aussi LPJ du jeudi 24 mai : Le Circo Price, loin de son dernier tour de piste Cirque Medrano : http://www.cirque-medrano.com/
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