| Ecrit par BUDAPEST,
le 29-05-2007 01:00
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La Trabant, célèbre automobile de l'ère communiste fabriquée en Allemagne de l'Est, fêtera cette année ses 50 ans. Voiture populaire par excellence, vite devenue le symbole du déclin du modèle communiste, elle connait aujourd'hui un regain d'intérêt chez certains amateurs.
Nouvelle jeunesse pour la "Trabi" (photo LPJ L.Miege) La Trabant, "Trabi" pour les intimes, est un modèle qui a vu le jour pour la première fois dans les usines du constructeur Sachsenring le 7 novembre 1957, jour anniversaire de la révolution de 1917. Pour construire pareil engin, les ingénieurs de l'époque ont du faire avec les moyens du bord, avec succès, la Trabant s'avérant savamment construite et plus agréable à conduire qu'elle n'y paraissait. Face à la pénurie en matières premières, notamment en acier, et à la volonté des instances dirigeantes de ne pas dépendre d'importations de pays "capitalistes", ils ont donc misé sur le compromis entre simplicité et efficacité. A cet égard, la Trabant est un "modèle" de perfection. Rien d'inutile n'encombre le véhicule, tout est pensé de telle manière à ce que soit évitée la moindre fioriture. A l'origine, la voiture se voulait être la réponse à la populaire Volkswagen de la zone ouest : accessibilité, faible coût, facilité d'entretien et longévité étant les mots d'ordre. Bien sûr, ses défauts étaient légion, à commencer par son excessive consommation ou sa forte pollution, et ils n'ont pas tardé à prendre le dessus. Peu à peu, avec sa carrosserie en plastique et son moteur à deux temps, cette petite voiture, initialement robuste et économique, est devenue, par manque d'innovations technologiques, le symbole pathétique de la faillite économique de la RDA et de la misère en Europe de l'Est à cette époque. Malgré quelques améliorations par la suite, la production de Trabant ne survécut pas à la chute du mur et à l'effondrement de l'URSS et cessa définitivement en avril 1991. Sur les millions de modèles construits, il en reste quelques milliers, notamment en Hongrie, lesquels ne manquent pas d'attirer les regards curieux des touristes de passage à Budapest. La "Trabi" : entre mythe et moqueries Surnommée la "caisse à savon" par certains mauvais esprit, la Trabant a du essuyer à son égard et tout au long de sa carrière, bons nombres de goguenardises en tous genres. Pour exemple, cette blague pointant du doigt un défaut de la charmante auto : "Qu'est-ce qui est indiqué à la dernière page du mode d'emploi d'une Trabant ? L'horaire des bus !". Et quand bien même l'on sentirait un regain d'estime pour le célèbre modèle : "Tout le monde sait que rien n'arrête une Trabant ", là encore déception et moquerie sont au rendez-vous car l'on trouve toujours un trublion pour répondre "Pas même ses freins !". Bref, la Trabant n'a pas la vie facile, mais que l'on se rassure, elle a tout de même ses fervents défenseurs. Qu'il s'agisse de passionnés d'automobiles, d'ostalgiques de la première heure ou d'aficionados de la mode vintage, bon nombre de contemporains lui vouent un véritable culte. Pour s'en persuader, il suffit de jeter un œil aux sites internet de fans vantant ses mérites ou à sa récupération par un certain marketing visant à la décliner sous forme de T-shirt, tasses à café ou autres cartes postales. La Trabant a 50 ans certes, mais il lui reste incontestablement de beaux jours devant elle ! Ludovic MIEGE (www.lepetitjournal.com - Budapest) mardi 29 mai 2007 Pour les amateurs, l'excellent site : www.eurotrabi.com
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