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ÉCOLOGIE – Greenpeace critique le Brésil |
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lundi 28 mai 2007 |
De passage au Brésil dans le cadre de la semaine de l’environnement, le directeur exécutif international de Greenpeace, Gerd Leipold a exprimé son opinion sur la position de Lula en matière d’écologie : trop de critiques aux pays développés, pas assez d’engagements nationaux.
Durant une inondation en Amazonie, juin 2006. Les animaux domestiques, les poules, les canards, viennent vivre dans les maisons. La situation peut durer des semaines ou des mois. Photo Greenpeace / Rodrigo Baleia.
Venu pour célébrer les 15 ans de présence de Greenpeace au Brésil, le responsable de l’ONG, l’Allemand Gerd Leipold, s’est entretenu avec Reuters sur la politique contre le réchauffement climatique menée au Brésil. "Le gouvernement brésilien doit arrêter de culpabiliser les pays industrialisés pour le réchauffement de la planète, et présenter sa propre stratégie pour combattre les changements climatiques." Selon lui, le Brésil a un rôle crucial à jouer dans le débat international sur l’environnement, mais l’absence d’une stratégie climatique et d’une stratégie énergétique nationale, et la réouverture de discussions sur l’énergie nucléaire sont "frustrantes". A l’occasion du prochain sommet du G8 en juin en Allemagne, Angela Merkel voudra discuter des modalités de réduction des émissions globale de carbone, responsables du réchauffement, de manière à inclure les Etats-Unis, le Brésil, la Chine et d’autres pollueurs dans cette initiative. Leipold dit avoir contacté au Brésil des responsables du ministère des Relations extérieures et celui de l’Environnement, sans obtenir d’engagement de leur part. Selon eux, il serait impossible de présenter des objectifs quantitatifs, car l’Amazonie – principal objet de protection des écologistes – est imprévisible. Leipold constate : "Le gouvernement se plaint des pays riches, premiers responsables du réchauffement, se font aujourd’hui l’avocat de la forêt amazonienne. Le fait (indiscutable) que les pays les plus riches soient responsables de cette crise, ne va pas aider les victimes. Il est indispensable d’avoir des objectifs, et il impossible de les avoirs si nous n’avons pas l’adhésion des acteurs importants, tels que la Chine, l’Inde et le Brésil."
Préserver l'Amazonie Bien qu’en Amazonie la déforestation ait nettement diminué ces dernières années, la plus grande forêt du monde souffre encore de pression au profit de zones agricoles. "Il semblerait que pour le gouvernement brésilien, les problématiques environnementales soient moins importantes que les questions sociales. Que la production de richesses suffisantes est nécessaire avant d’aborder les questions d’environnement." Leipold a rappelé que la destruction de la forêt n’avait qu’un intérêt économique à très court terme, et qu’à l’inverse, les déséquilibres de l’environnement (sécheresses, inondations…) menaçaient de façon de plus en plus pressante le bien-être et la survie des populations. Leipold a fait l’éloge de la Chine, plus en avance que le Brésil selon en matière d’écologie. Il a néanmoins rappelé le respect de l’ONG pour la ministre Marina Silva. Greenpeace se dit aussi préoccupé par les propositions de relance du programme nucléaire brésilien avec la construction de nouvelles usines hydroélectriques - faisant référence au projet d’Angra 3, en coopération avec le Français Areva. LB (www.lepetitjournal.com) 28 mai 2007
Evénement à São Paulo Marche le samedi 2 juin, de 8h à 12h, point de rencontre près du musée Afro-brésilien au parc d’Ibirapuera. Information au public dans le cadre de la semaine de l’environnement.
Voir aussi le clip de promotion sur le site www.greenpeace.org |